Pour apporter assistance aux enfants victimes de violences, l’Unicef à travers les fonds canadien a financé la consultation nationale dans le but d’établir des directives qui permettront de palier la défaillance, mais également de doter les travailleurs sociaux d’un manuel de procédures opérationnelles et de gestion des cas de violences faite aux plus vulnérables.
L’Unicef et le commissariat au genre ont organisé vendredi 28 mai dernier, un atelier de validation des directives de la gestion des cas de violences faites aux enfants en Union des Comores. La consultante, Samina Chakira, avocate au barreau de Moroni a expliqué le concept de ce manuel à travers un draft. L’objectif consiste à établir des normes et à offrir des conseils pour soutenir et accompagner les enfants victimes de violence dans le pays. Dans son intervention, la représentante de l’Unicef Odile Bulten a expliqué que l’absence d’un manuel et de directives de gestion des cas destinées aux travailleurs qui apportent assistance aux enfants victimes de violences, relevée dans une évaluation de 2019 constitue un handicap dans la réponse adaptée aux besoins spécifiques de protection des enfants victimes de violences.
« L’Unicef à travers les fonds canadiens d’initiative locale et les fonds Français de solidarité pour les projets innovants, a financé la consultation nationale dans le but de pallier cette défaillance et de doter les travailleurs sociaux d’un manuel de gestion des cas. Les directives de ce manuel serviront de guide sur les différentes étapes de mise en œuvre des services de gestion des cas, centrés sur l’intérêt supérieur de l’enfant et définiront les étapes de la gestion des cas y compris l’identification, l’enregistrement, l’évaluation, la planification, la mise en œuvre du plan d’action et la clôture du dossier », souligne-t-elle.
De son côté, la commissaire au genre Mariam Hamada a montré que les capacités à mener à bien ce travail doivent être renforcées de manière objective afin d’aboutir à des résultats probants mais surtout de permettre d’améliorer la gestion des cas des violences. « Je suis très rassurée que le travail de ces acteurs sera amélioré davantage avec la disponibilité de ce manuel de gestion des cas de violences qui sera à leur portée », renchérit-elle.
Pour rappel, un mémorandum a été fait par les ONG dans le but de trouver une solution très rapidement à ce fléau qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Et ce manuel est un document pratique qui servira d’appui à ces acteurs sociaux dans le cadre de la prise en charge des victimes.
Andjouza Abouheir
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