Le Ministre de l'agriculture, de l'élevage et de l'environnement, Houmed Msaidié a effectué vendredi dernier une visite de travail au Parc National de Mohéli (PNM). Une deuxième visite ministérielle à cette institution environnementale depuis sa création en 2001. Le Ministre a promis de faire de la protection de la faune et de la flore, une des priorités de son ministère.
Six mois après sa prise de fonction en tant que ministre de l'environnement, de l'agriculture et de l'élevage, Houmed Msaidié a effectué pour la première fois une visite de travail au Parc National de Mohéli (PNM), la deuxième depuis sa création. Accompagné du directeur général de l'environnement Elamine Youssouf Mbechezi, le ministre a fait une prise de contact avec les responsables du Parc National de Mohéli. Cette visite technique axée sur un briefing du déroulement des travaux de cette institution étatique sous tutelle du ministère de l'environnement, a permis aux responsables du PNM de montrer les difficultés rencontrées sur le terrain. C'est aussi l’occasion de parler du personnel du parc. Ce dernier compte 45 employés qui travaillent dans la partie terrestre, sur la surveillance des forêts mais aussi en mer. Toutefois, ce nombre est insuffisant, selon les responsables, pour couvrir la totalité des zones à surveiller.
Plusieurs dossiers importants, selon le directeur exécutif par intérim du PNM ont été discutés lors de cette visite. Il s'agit du projet de conservation de la forêt, l'extension du territoire jugé important à protéger, le dossier du schéma d'aménagement du territoire dont le PNM a un principal rôle à jouer puisqu'il a le leadership de ce domaine à Mohéli et tans d'autres. « La visite du ministre de l'aménagement au parc national de Mohéli nous tient à cœur car c’est très rare de voir notre ministre se déplacer spécialement pour nous. Plusieurs travaux sont déjà effectués dans ce parc et il reste encore plusieurs leviers à relever pour protéger ce patrimoine de l'UNESCO », explique Moussa Ben Anthoy, directeur exécutif par intérim du PNM
Cette rencontre est pour le ministre un moyen de bien connaître le parc, de savoir comment l'appuyer de façon concrète et effective et surtout comment renforcer la collaboration avec son ministère. « Si à Mohéli on arrive à pêcher autant de poissons qu'à la Grande Comore c'est parce qu’ici on a une très bonne gestion des ressources halieutiques. Donc renforcer effectivement la protection de la faune et de la flore de Mohéli sera la priorité de mon agenda de cette année », promet Houmed Msaidié.
La dégradation de la forêt à Mohéli étant très accélérée malgré les efforts déployés, les techniciens pensent que si l'État ne réagit pas vigoureusement au PNM, d'ici quelques années il n'y aura plus de forêt à Mohéli, étant donné que l'île a déjà perdu plus de 4000 ha de sa surface forestière.
Riwad
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