Dans l’affaire d’un détenu accablant la brigade de gendarmerie de Ntsaweni pour mauvais traitement à son encontre, aucune sanction n’a été prise contre son avocat. L’affaire a été tout simplement mise en attente après plaidoirie des avocats de la défense.
L’affaire avait défrayé la chronique mercredi 13 octobre dernier et a conduit à la convocation immédiate de l’avocat du détenu ainsi que le cameraman en question. En effet, des « allégations graves » ont été lancées à l’encontre de la brigade de gendarmerie de Ntsaweni par un détenu, affirmant avoir subi un mauvais traitement dans cette brigade. Une source de bonne foi rapporte que l’affaire a été mise en attente, après mobilisation des avocats du barreau de Moroni.
« Dans les normes, elle devait à tout prix saisir la juridiction pour les cas de torture de son client et non de donner à l’information à un média informel. Il se trouve que cette affaire est une montagne de mensonge car son client est malade et n’a nullement subi des sévices », confie un magistrat de la place, avant d’ajouter que « aucune sanction n’a été prise à son encontre ».
Pour rappel, un homme d’une cinquante d’années avait dénoncé un mauvais traitement à la brigade de Ntsaweni au nord de Ngazidja. Dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux mercredi 13 dernier, il affirme avoir subi des sévices corporels. De son côté, le directeur du service pénitencier de Moroni Soilihi Ali Saïd avait souligné que le détenu était en bonne santé le jour de son incarcération. « Il n’avait aucune trace. Et les détenus sont en traitement de gale, une maladie parasitaire de la peau très contagieuse qui provoque des démangeaisons intenses. Quelques jours plus tard, il a été contaminé mais il a reçu le traitement comme les autres » avait-t-il signifié.
Andjouza Abouheir
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