Comme dans plusieurs pays, la France a célébré la fin de la première guerre mondiale de 1914-1918, le 11 novembre date de la signature de l'armistice. Aux Comores, une cérémonie de commémoration à l’endroit des morts a été organisée à la résidence de l’ambassade de France à Moroni en présence de plusieurs personnalités, notamment la gouverneure de l'île de Ngazidja, Sitti Farouata Mhoudine et le Délégué à la défense. Dans son discours, l’ambassadeur de France, Sylvain Riquier a rendu hommage aux valeureux combattants et un hommage particulier aux tirailleurs comoriens. Selon lui, 1 300 soldats comoriens ont été recrutés lors de la première guerre mondiale et 129 d’entre eux sont officiellement « morts pour la France ». Les uns dans le 1er bataillon des tirailleurs somalis, d’autres dans le 12e bataillon des tirailleurs malgaches. « Le haut commandement militaire français a loué leur courage et leur endurance, qualifiés d’exceptionnels. Un monument « aux Somalis morts pour la France », qui intègre les combattants comoriens, a été inauguré en 1961 près du cimetière militaire de Cuts, dans l’Oise…. Tous ces braves, avec l’encouragement moral du grand cadi des Comores, sont tombés loin de chez eux. Nous leur exprimons un profond respect pour leur sacrifice. Hommage aux braves des Comores engagés dans la Grande Guerre ! », a-t-il salué.
Le 11 novembre est un jour d’hommage mais aussi un moment de réflexion des leçons à tirer. Le diplomate français a fait un bref rappel des 4 ans de guerre mais aussi l’agression militaire de l’Ukraine par la Russie, depuis le 24 février 2022. « La leçon majeure du 11 novembre, c’est qu’au regard du prix payé et des conséquences, la guerre n’est pas un mécanisme pertinent de règlement des conflits, c’est certainement la démonstration de l’absolue nécessité de la paix. La paix comme assise pour affronter les divergences, pour les traiter dans un esprit de dialogue, de compréhension mutuelle et de négociation, dans le respect des droits de chacun. La guerre ne peut pas être une solution. Elle ne devrait pas, elle ne devrait plus jamais être un mécanisme de résolutions des conflits. Elle peut être une tentation mais cette tentation doit être combattue », a-t-il martelé.
De son côté, la gouverneure de l’ile de Ngazidja, Sitti Farouta Mhoudine, petite fille d’un ancien combattant, a expliqué que le 11 novembre est une date qui rappelle les valeurs universelles qui fondent l'humanisme et font gagner les esprits de droit et de justice, de paix et des libertés pour sauver la Nation en péril. « Après l'armistice de ce 11 novembre 1918 qui a mis fin à quatre année de guerre, des voix se sont élevés pour crier, plus jamais », a-t-elle lancé. Comme l’ambassadeur, la cheffe de l’exécutif de Ngazidja revient sur la situation en Ukraine. « La guerre en Ukraine est d’autant plus terrible qu’avec les réseaux sociaux et les medias, on assiste en direct aux destructions des patrimoines, aux assassinats, aux viols, c’est l’horreur conjuguée au malheur. Mais depuis, la solidarité internationale s’intensifie et la résistance s’organise et face à cette guerre dont les conséquences impactent notre quotidien, je ne peux que renouveler une fois de plus mes vœux de paix et de prospérité dans le monde », a-t-elle déclaré.
Andjouza Abouheir
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