Le projet portant sur la « Prévention de toutes les formes de violences basées sur le genre et leurs conséquences en Union des Comores » a été lancé officiellement ce mardi 22 décembre par le ministère de la santé en collaboration avec l’Unicef et la Croix Rouge française. Ce projet de grande envergure est mis en place pour éliminer les violences faites à la femme.
Comme convenu, le ministère de la santé en partenariat avec l’ambassade de France en Union des Comores et en collaboration avec l’UNICEF et la Croix Rouge Française, a lancé mardi 22 décembre dernier, le projet portant sur la « Prévention de toutes les formes de violences basées sur le genre et leurs conséquences en union des Comores ». Cet événement a vu la présence de juristes, des acteurs en front sur la lutte contre la violence, et la gouverneure de l’île de Ngazidja. Ce projet financé par la France à hauteur de 443 Millions de nos francs rentre dans le cadre de la lutte contre la violence faite à l’enfant et à la femme en Union des Comores.
Lors de son lancement, l’ambassadrice de France, Jacqueline Bassa-Mazzoni, a montré qu’aux Comores les chiffres de la violence envers les femmes et les enfants sont alarmants. « Une femme sur trois subirait des agressions physiques, verbales et/ou sexuelle et dans le rapport sur la situation des droits de l’homme aux Comores, remis, il y a quelques semaines par la présidente de la CNDHL au président Azali, on peut lire que sur 307 détenus dans les prisons comoriennes, 167, soit 54%, ont été incarcérés pour des actes de viol et d’agression sexuelle sur mineurs », avance-t-elle. Selon elle, de nombreuses activités ont déjà démarré cette année et d’encourageantes perspectives s’annoncent en 2021. « Ces actions nous amèneront, je l’espère à des grandes réussites dans cette lutte de longue haleine contre les violences faites aux femmes et aux mineurs », poursuit-elle.
Cette initiative a comme objectif de travailler avec les autorités nationales et les organisations de la société civile comoriennes pour renforcer la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes et aux mineurs aux Comores. Mais également limiter les conséquences des violences basées sur le genre par une prise en charge améliorée à travers le renforcement de la coordination et des capacités des structures existantes notamment par la mise à disposition de moyens matériels, humains et techniques en fonction des besoins préalablement identifiés pour la prise en charge médicale, psychologique et juridique des victimes.
De son coté, la ministre de la santé Loub Yacouti Athoumani, a saisi cette occasion pour saluer le combat acharné de l’ambassadrice de France ainsi que les partenaires tel que l’Unicef, pour la mise en place d’un tel projet qui apportera ses fruits. « La violence doit être combattue depuis sa racine, dès le jeune âge au moment de l’éducation. Les medias peuvent jouer un rôle déterminant dans la sensibilisation et la communication », invite-t-elle.
Andjouza Abouheir
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