Dans un entretien accordé à certains médias de la place, Mama Keita, la directrice du bureau sous régional pour l’Afrique de l’Est de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique basé à Kigali a fait le tour des avantages de Zlecaf. Plusieurs points ont été discutés, notamment la création d’un vaste marché commun en Afrique, la compétitivité commerciale entre pays africains, etc.
Après deux jours d’interactivités sur l’atelier de la zone de libre échange, la directrice du bureau sous régional pour l’Afrique de l’Est de la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Mama Keita est revenu sur le rôle de la Zlecaf. Selon cette économiste de métier, la Zlecaf vise à créer un vaste marché commun en Afrique, qui s’opérationnalise avec l’élimination des tarifs douaniers entre les pays, la libre circulation des biens, des services et personnes. Elle va favoriser le commerce entre des pays africains d’une façon compétitive. « Si les pays africains entre eux éliminent les tarifs douaniers, cela suppose que les produits non africains qui vont entrer en Afrique vont faire face à des tarifs douaniers. Ils seront supposément plus chers que les produits africains. C’est pour pouvoir rendre les pays africains plus compétitifs et donc favoriser le commerce de ces produits. L’on souhaite que chaque pays ait des produits à exporter et des produits à importer », explique-t-elle.
Sur le renforcement des chaines de valeurs, elle montre que c’est un ensemble de différents étapes de production qui à chaque fois transforme un produit jusqu’à parvenir à un produit fini. Le cas des Comores précisément, ce serait dans les chaines des valeurs touristiques, de cosmétique notamment des essences, la restauration, etc. « Produire ici et transformer les produits dans des arômes fini et les vendre dans le marché : c’est cela le renforcement de la chaine des valeurs », précise-t-elle. Selon elle, la Zlecaf ne cherche pas seulement à éliminer les tarifs douaniers mais à éliminer aussi les barrières non tarifaires. « Elle est favorable pour ouvrir des marchés à l’exportation et permettre aux opérateurs de pouvoir produire à des coûts de production plus bas et être plus compétitifs. Maintenant la Frexim banque import-export de l’Afrique, consciente des pertes possibles des certains Etats Africains, que cela peut constituer un frein à la décision des certains pays de ratifier l’accord. Il a mis en place un instrument d’justement qui va permettre à tous les ministères des finances de tous les pays de recevoir une fenêtre pour les aider à avoir certaines sources de financement comme compassassions et de les accompagner à faire face à la pertes des recettes douaniers », souligne-t-elle, avant d’ajouter « qu’avec la Zlecaf, c’est aider le tissu économique et industriel de tous les pays à la longue, inciter les opérateurs économiques et les corps étrangers à venir investir davantage, à faire croitre beaucoup plus d’activité économique. L’Etat aura des nouvelles sources, d’une assiette fiscale plus large. Les impôts sur les revenus des sociétés devraient à la longue croitre ».
L’Afrique représente un marché d’un milliard 300 millions de consommateurs, tous les entrepreneurs comoriens vont avoir accès à ce même marché. « Le marché sera vaste à tout le monde quelle que soit la provenance. Il faudra miser sur la compétitivité et essayer de capturer une part de ce marché-là. Le marché est là et il faudra juste être très entreprenant. L’état doit accompagner les entrepreneurs à renforcer les capacités compétitives, accroitre les capacités productives pour partir à la recherche de ce marché ». Au cours de son séjour à Moroni, elle a été reçue par le Président de l’Union en présence du Coordonnateur Résident, M. François Batalingaya. Leurs échanges ont porté sur les dernières étapes vers une ratification de l’accord ZLECAF ainsi que les pistes d’accompagnement. Elle a également eu des échanges techniques avec les ministères de l’économie et des finances, entre autres. Pour rappel, cet atelier de deux jours avait pour but de créer un consensus national autour de l’opportunité que représente la ZLECAf pour l’émergence des Comores, incluant les femmes les jeunes et les petites et moyennes entreprises, de faciliter et susciter la ratification de l’accord par l’assemblée et de faciliter une consultation de haut niveau sur la feuille de route pour la mise en œuvre du ZLECAF, etc.
Andjouza Abouheir
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