À la tête du Commissariat chargé de la diaspora, Issa Abdoussalami, a présenté le rapport d’activités 2023-2024. Ce rapport visait à améliorer la visibilité de l’institution, la lisibilité de ses actions, la redynamisation de son fonctionnement, l’accompagnement de la diaspora et le renforcement des partenariats. Il a également exposé les perspectives pour 2025, marquées par de nombreux projets.
« C’est une mission à la fois importante et exigeante que de collaborer avec les Comoriens de l’extérieur dans le cadre d’un partenariat citoyen, afin d’accompagner et d’encadrer leurs initiatives sociales, économiques et culturelles dans le pays. Cette mission vise aussi à mobiliser les potentialités humaines et les ressources de la diaspora au service du développement national. Il s’agit de renouer le dialogue entre l’État et les Comoriens de l’étranger, éparpillés à travers le monde, aux profils divers, dont certains contestent la légitimité d’une institution censée les accompagner dans leur double appartenance », a-t-il expliqué. À l’heure où le pays s’inscrit dans une dynamique d’émergence, les apports sociaux, économiques, humains et culturels de la diaspora constituent une part importante de l’économie nationale. Le Plan Comores Émergent (PCE), dans lequel la diaspora occupe une place stratégique en raison de l’importance annuelle estimée de ses transferts de fonds, vise à corriger la sous-valorisation de son potentiel d’investissement direct.
Dans ce cadre, le gouvernement s’est engagé à favoriser une dynamique inclusive. Afin d’appliquer les directives nationales issues du PCE et de remplir les missions qui lui sont assignées, le Commissariat chargé de la Diaspora sous l’autorité du ministère des affaires étrangères a entamé une démarche axée sur la visibilité institutionnelle, la lisibilité de ses actions et la légitimité auprès de ses usagers. Une telle démarche requiert des ressources humaines qualifiées, des moyens financiers adéquats et une stratégie bien conçue. « C’est pourquoi, parmi les activités majeures de l’année écoulée, la redynamisation du fonctionnement de l’institution a été au cœur de nos priorités. Pour insuffler une nouvelle dynamique à notre mission, trois axes ont structuré nos plans de travail : l’autonomisation du Commissariat, l’accompagnement de la diaspora et le renforcement des partenariats », a-t-il souligné.
Il a également évoqué l’implantation d’antennes dans les îles : « En tant qu’institution étatique au service des Comoriens de l’étranger, les services du Commissariat doivent couvrir l’ensemble du territoire national. Les diasporas d’Anjouan et de Mohéli étant dynamiques et fortement représentées à l’étranger, leur prise en compte est essentielle. Il s’agit ici d’une volonté claire de décentralisation et de déconcentration de l’administration. En vertu du décret portant création du Commissariat, notre ministre a formalisé, par arrêté, l’implantation de ces antennes ». Sachant que, dans la continuité des efforts d’autonomisation du Commissariat, plusieurs initiatives ont été entreprises : la refonte du décret fondateur, l’élaboration d’une stratégie nationale d’accompagnement et de mobilisation de la diaspora, ainsi que la conception d’une offre de services adaptée. Une collecte et une analyse documentaire approfondies ont permis d’identifier les besoins de la diaspora et de mieux cerner le cadre organisationnel de l’institution. Cette démarche méthodologique s’est appuyée sur l’examen des textes légaux, du cadre organique du MAE, et des rapports de mission du Commissaire.
Pour conclure, le commissaire a annoncé plusieurs projets et partenariats pour l’année 2025 : Extension du projet Diaspora (Appui au renforcement des partenariats avec les diasporas entrepreneuriales comoriennes) jusqu’en juin 2026, lancement et mise en œuvre du programme (WWK) Wamanga Wa Komor financé par l’Union Européenne, projet OIM : appui technique à la mise en place d’une politique nationale de migration, des visites de travail et d’échange de bonnes pratiques en gestion des politiques publiques liées à la diaspora, notamment au Maroc et au Sénégal, l'élaboration d’une base de données de la diaspora hautement qualifiée, en collaboration avec l’ACCI et sous financement d’Expertise France, l'inauguration officielle des locaux du Commissariat et l'implantation des antennes d’Anjouan et Mohéli, pour ne pas citer que ceux-là.
Nassuf Ben Amad
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