L’Anaden a tenu une réunion de présentation de la startup « Ounono », une pure innovation d’e-santé d’un acteur de la diaspora. Ce projet porté par Zahra Barwane a pour but d’offrir aux professionnels de santé un outil numérique pour soigner le plus grand nombre de patients en toute sécurité.
L’Agence nationale de développement numérique a organisé mardi 19 avril dernier une réunion de présentation de la startup « Ounono », une innovation d’e-santé de Zahra Barwane, qui est un acteur de la diaspora basée en France. Cette réunion avait un double objectif à savoir le partage d’information et la mise en œuvre d’une démarche et action commune inclusive. C’est également l’objectif d’offrir un espace concret de mise en visibilité des acteurs de la diaspora et de valoriser par la même occasion un secteur qui a exprimé sa volonté de se transformer numériquement.
Dans sa présentation, Zahra Barwane a expliqué que « Ounono » a pour but d’offrir les moyens aux professionnels de santé de soigner le plus grand nombre de patients en toute sécurité. Selon elle, en Afrique près 10% des médecins utilisent des outils numériques pour leur suivi des patients. 90% autres utilisent des supports papiers, ce qui n’est pas fiable. Les médecins révèlent des pertes fréquentes des dossiers, des tenues d’archives pas rigoureuses, des réalisations d’examens en double, des décès qui auraient pu être évités en connaissant mieux les antécédents des patients. D’où la nécessité d’un carnet de santé numérique. Ce projet cible plusieurs pays d’Afrique dont les Comores.
D’après le directeur général de l’Anaden, dès le démarrage des chantiers de transformation digitale du pays, l’Etat comorien à travers l’Anaden a consacré une sollicitation croissante en termes d’investissement dans le secteur de l’innovation du numérique provenant de la diaspora. « Cette tendance se confirme au fil des années depuis fin 2019. Cet indicateur est particulièrement important car il nous confirme la vision sur la richesse et la diversité de la diaspora. Celle-ci est beaucoup connue à travers son impact de 25% sur le PIB, essentiellement à travers le flux financier en transfert d’argent. Désormais dans le secteur du numérique nous constatons des flux nouveaux générés par des professionnels de la diaspora qui ont décidé d’établir une relation d’autre nature avec leurs pays d’origine et ce, à travers l’investissement dont le numérique notamment ainsi dans le cas des activités de veille. Notre département d’innovation a relevé les principales motivations de ces acteurs. Créer une activité génératrice d’avantages numériques et des emplois locaux et décents et de contribuer à la transformation sociale », souligne Chamsoudine Mouzawiyani.
Au cours de la discussion, la directrice du système d’information sanitaire Touhoufat Houssamouddine a expliqué que le pays a élaboré une stratégie de mise ne place de santé numérique e-santé en partenariat avec l’Anaden, le ministère du numérique avec l’appui technique et financier de l’Oms. Elle compte 11 projets dont la mise en place du dossier patient en informatique et des bases de données référentiels pour les médicaments. « Nous avons pu mobiliser beaucoup de fonds près de la Banque mondiale et on prévoit mettre en place ces bases de données à partir de juillet. Nous allons voir comment collaborer ensemble », renchérit-t-elle.
De son côté, le représentant de l’Oms Abdoulaye Diarra a montré qu'il est important que la stratégie nationale du e-santé soit vulgarisée et que l’Anaden joue son rôle en faisant en sorte que tous les protagonistes se sentent concernés et travaillent en symbiose. Il a aussi mis l’accent sur l’importance de la mise en place d’un fonds de garantie, de la collaboration et la coordination des acteurs. « Le projet présenté est d’actualité et s’intéresse non seulement à la prévention mais aussi à la qualité des soins », rassure-t-il.
Andjouza Abouheir
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