Face à un patron indifférent, les agents du Com’Air Assistance sont toujours en attente d’une réponse, surtout pour les factures en souffrance, qui empêchent la société de fonctionner dans les normes. Une commission provisoire est de plus en plus urgente.
Rien ne va à Com’Air Assistance. Les tonnes de problèmes qui gangrènent cet établissement public semblent laisser le directeur générale indifférent malgré les mises en garde de ses employés. Derrière le manque de considération se cacherait également son incompétence. Un employé de ladite société, qui souhaite garder l’anonymat, trouve anormal que le patron de la boite et son staff (17 personnes) s’octroient 100% d’indemnités en plus de leur salaire de base, alors que la majorité des employés ne gagne que 50% de leurs salaires pour cause de crise sanitaire. « Nous avons réuni dans une conférence, l’assistant comptable pour lui faire part de nos doléances. Le principe était de suspendre les indemnités pour permettre de payer tout le personnel sans difficulté. Il était d’accord et il devrait nous faire un retour mais le directeur a fait la sourde oreille », confie-t-il au nom du personnel de la boite.
Au même moment, le personnel de Com’Air Assistance dénonce les conditions dans lesquelles ils sont obligés de travailler. « Comment travailler sans internet ? Notre système d’exploitation pour les enregistrements automatiques des passagers et de leurs bagages (CUTE–SITA) est suspendu depuis février 2020, pour cause de factures impayées, poursuit-il. Aujourd’hui le voyageur doit à nouveau faire son enregistrement une fois à l’escale », déplore-t-il. Sans parler des factures des divers fournisseurs en souffrances, la société doit plus 131 millions à la caisse de retraite et plus de 4 millions à la mutuelle de santé, alors que cet argent est prélevé sur le salaire des employés. « Ce qui nous choque le plus, ce sont ceux qui sont à la retraite et qui livrent bataille à la justice alors qu’ils ont cotisé. Mais ou est partie cet argent ? », s’interroge-t-il. La mise en place d’une commission provisoire est de plus en plus urgente pour le bon fonctionnement de la boite.
Sans oublier le manque de transparence de la gestion du fret, Com’Air GSA brille par l’absence d’un manuel de procédures administratif et qu’aucun bilan ni budget n’ait été réalisé depuis un an. Ce qui laisse entendre que des sommes colossales sont gérées dans l’opacité totale. Pour rappel, l’actuel directeur a travaillé pendant 8 mois en 2002, et l’entreprise était dans le même état.
Andjouza Abouheir
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