Depuis le 29 septembre jusqu’au samedi 7 novembre dernier, Mohéli enregistre un cumul de 107 cas confirmés dont 43 cas actifs. Le site de prise en charge de CHRI de Fomboni compte 11 patients. Malgré ces données inquiétantes, selon les médecins, on n’arrive toujours pas à convaincre certaines personnes à porter leurs masques et à respecter les autres mesures barrières. Les 5000 fc d'amande contre les contrevenants aggravent plus la situation.
Deux personnes testées positives de la covid-19 se sont évadées au laboratoire du CHRI de Fomboni après leurs résultats. Ces jeunes garçons ont donné des fausses identités et fausses adresses lors de l’enregistrement, difficile donc de les appréhender. Ils courent dans la nature sans aucun souci pour une population qui n’a même pas encore atteint la couverture vaccinale de 50%. Et peu de personnes acceptent de respecter les mesures barrières.
La question des masques fait autant de polémique dans l’île. « Pourquoi c’est à Mohéli seulement que nous sommes contraints de payer 5000 fc d’amande alors que dans les autres îles c’est seulement 2500 fc » s’interroge Mme Hadidja Mdhihiri dans une vidéo qui fait le buzz sur les réseaux sociaux. Cette dame qui dit avoir payé 5000 fc d’amande pour libérer son petit enfant pris dans la rue sans cache-nez par la force de l’ordre, accuse le gouverneur de semer en solo la pagaille dans l’île.
Pendant que la chasse aux cache-nez s’est intensifiée dans certaines localités de l'île, dans d'autres régions de Mohéli les gens vivent dans la tranquillité sans aucune mesure anti-covid-19. Certains vont jusqu’à se poser la question de savoir si les mesures barrières sont partielles d'une région à une autre. Une question qui est devenue récurrente durant ces quatre derniers jours. En dehors de Fomboni il est très fréquent de trouver des personnes sur une place publique sans que personne ne porte son masque. Malgré les efforts inlassables déployés par les autorités sanitaires en matière de sensibilisation à tous les niveaux, sur la vaccination, le dépistage et les mesures de prévention, la population donne l’impression de rester toujours sceptique.
Riwad
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