Depuis le 19 novembre, la Fédération des syndicats de l’éducation aux Comores (FSEC) a lancé une grève de trois jours, entraînant un arrêt des cours dans plusieurs établissements. Dans un communiqué daté du 21 novembre, le ministère de l’Éducation nationale a fermement mis en garde que « toute interruption de service sous forme d’arrêt de cours ou de grève non autorisée sera considérée comme un abandon de poste ».
Les enseignants des écoles publiques protestent contre le non-respect des engagements pris par le gouvernement lors du protocole d’accord signé en janvier dernier. Celui-ci prévoyait notamment une revalorisation de la grille indiciaire des enseignants et son intégration dans la loi des finances 2025. Cependant, les revendications principales des syndicats n’ont pas été prises en compte dans la loi de finances adoptée pour cette année, suscitant une profonde déception dans les rangs des enseignants. Et depuis le 19 novembre, ils observent un arrêt des cours de 72 heures.
Face à cette mobilisation, le ministère de l’Éducation nationale a durci le ton en menaçant de sanctions sévères. Selon son communiqué, « les interruptions de service non autorisées pourraient entraîner des retenues sur salaire, voire des licenciements ». Le secrétaire général du ministère a également annoncé que « des recrutements par remplacement seraient effectués à partir de la base de données du dernier appel à candidatures ». Par ailleurs, des contrôles permanents seront mis en place pour garantir la continuité des activités pédagogiques.
Pour rappel, la FSEC a averti que la grève pourrait se prolonger si le gouvernement persiste dans son inaction. Parmi les mesures envisagées, les syndicats évoquent le gel des notes du premier trimestre, le refus de remplir les bulletins ou encore de participer aux conseils de classe. Si ces actions restent sans effet, la Fédération se dit prête à durcir le mouvement en lançant un préavis de grève à durée indéterminée. Ce scénario pourrait avoir des répercussions graves, tant pour les résultats scolaires des élèves que pour la rémunération des enseignants. Alors que le mot d’ordre de grève n’a pas été largement suivi à Ngazidja, les enseignants de Mohéli et d’Anjouan ont massivement cessé le travail, paralysant les établissements scolaires dans ces îles.
MY
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