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État civil aux Comores: Les agents formés pour réussir la réforme de 2023

État civil aux Comores: Les agents formés pour réussir la réforme de 2023 © : HZK-LGDC

À Mohéli, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL) a réuni, le 7 mai, les agents de l’état civil autour d’une session de formation consacrée à la nouvelle loi de 2023. Organisée dans le cadre du projet RUWA MWANA, l’initiative vise à moderniser et harmoniser le système d’état civil en Union des Comores afin de garantir un service plus fiable, accessible et sécurisé pour tous les citoyens.


Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « RUWA MWANA », financé par l’Organisation internationale de la Francophonie, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL) a organisé, mercredi 7 mai à Mohéli, une importante session de formation destinée aux agents de l’état civil. Placée sous le thème « Renforcement des capacités des agents publics sur les nouvelles dispositions légales en matière d’état civil en Union des Comores », cette rencontre s’inscrit dans la dynamique nationale de réforme du système d’état civil, engagée avec l’adoption de la loi n°23-016/AU du 27 juillet 2023 qui remplace celle de 1984 et marque une étape majeure dans la modernisation administrative du pays.

L’objectif de cette formation est de permettre aux agents concernés de mieux comprendre et appliquer les nouvelles dispositions légales introduites par la réforme. Les autorités souhaitent ainsi harmoniser les pratiques administratives sur l’ensemble du territoire, réduire les disparités dans l’enregistrement des actes d’état civil et améliorer la qualité des services offerts. Dans son intervention, le secrétaire exécutif de la CNDHL, Anis Ibrahim Issouf, a souligné l’importance de cette initiative dans le processus de transformation de l’état civil comorien. Selon lui, cette réforme dépasse le simple cadre technique et constitue un véritable chantier national visant à rendre le système plus efficace, transparent et accessible, notamment pour les populations vivant dans les zones éloignées.

« Cette initiative vise à informer, sensibiliser et instaurer un espace d’échange avec les agents de l’état civil afin de leur présenter clairement les principales innovations introduites par la réforme », a-t-il expliqué. Il a également salué l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment l’Ambassade de France aux Comores, l’UNICEF ainsi que le ministère de l’Intérieur à travers le projet AMEEC (Appui à la Modernisation de l’État Civil aux Comores). De son côté, Fahardine Soilih Mohamed, responsable administratif et financier du projet AMEEC, a insisté sur la nécessité d’un accompagnement continu des agents pour garantir une application uniforme de la nouvelle loi. « Depuis l’adoption de cette réforme en 2023, nous avons constaté que plusieurs agents ne maîtrisent pas encore l’ensemble des nouvelles dispositions. Cette rencontre permet donc d’échanger sur l’application concrète des textes et de renforcer leur appropriation », a-t-il déclaré.

Au cours de cette session, les participants ont également été sensibilisés à l’importance fondamentale de l’état civil dans la vie des citoyens. L’enregistrement des naissances a notamment été présenté comme un droit humain essentiel, garantissant l’accès à l’éducation, à la santé et à la citoyenneté. Les échanges ont enfin mis en lumière les défis persistants dans les zones rurales et insulaires, où les difficultés d’accès aux services administratifs demeurent importantes. À travers cette initiative, la CNDHL réaffirme ainsi son engagement en faveur d’un état civil moderne, inclusif et respectueux des droits fondamentaux des citoyens comoriens.

Riwad

 


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