Les médecins ont détecté des signes en faveur d’une embolie pulmonaire, ce qui expliquerait l’aggravation de l’état de santé de l’ex-chef d’État, aujourd’hui âgé de 68 ans. Ce diagnostic devrait encore être confirmé par l’angioscanner thoracique que Sambi a passé mercredi soir à El-maarouf.
L'ancien président Ahmed Abdallah Sambi a été admis mercredi soir à l'hôpital El-Maarouf afin de passer un angioscanner thoracique. Cet examen constitue l'ultime étape de la contre-expertise requise par le parquet général, préalable à une éventuelle évacuation sanitaire à l'étranger. À son arrivée à 19h59 dans un pickup conduit par un gendarme, Sambi est descendu par le pied gauche, puis le droit. Il se fait aider par la suite pour s’asseoir dans un fauteuil roulant. L’ancien président qui fait 68 ans ce vendredi s’offre à notre vue.
Il est apparu visiblement très fatigué. Prostré, sa tête penchée vers la droite, une main tenant la joue, inerte. On l’a dirigé vers le centre d’imagerie. Environ trente minutes plus tard, à 20h29, le tribun est réapparu toujours en fauteuil, toujours prostré. L’air absent. À sa vue, une femme d’une cinquantaine d’années a éclaté en sanglots. Parvenu au niveau du véhicule, à hauteur du siège arrière, il n’a pas eu la force de soulever ses jambes. Ici aussi, il se fait aider pour monter à bord. Le pickup est reparti avec le prisonnier le plus célèbre des Comores, et sans doute le plus fragile.
Selon nos informations, l’angioscanner thoracique est destiné à valider ou réfuter l’embolie pulmonaire suspectée lors de précédents examens. Une fois disponibles, les résultats de ce scanner viendront clore le rapport médical destiné au procureur général, à qui, du moins théoriquement, revient la décision d’autoriser ou non une évacuation sanitaire. Attendu en principe hier, ce rapport crucial n’était pas encore disponible au moment où nous bouclions ces lignes.
A titre de rappel, le 5 mai dernier, le médecin personnel de Sambi avait été appelé en urgence à la résidence de l'ancien président, son patient ayant été victime d'une crise d'« asthénie généralisée » d'installation brutale, devenue chronique depuis lors. Le rapport médical initial, établi deux semaines plus tard, concluait déjà que son pronostic vital était « compromis » et qu'il nécessitait une évacuation à l'étranger.
Les vendredi 22 et samedi 23 mai derniers, à la suite des révélations de La Gazette des Comores, le ministre de la justice, le procureur général et une équipe de médecins mandatés par la justice se sont rendus sur place, à Voidjou, pour évaluer la situation. C’est dans ce cadre de contre-expertise que des examens biologiques et cardiologiques, des scanners cérébral et abdominal, et enfin cet angioscanner thoracique ont été prescrits par le collège de praticiens, en collaboration avec le médecin traitant de l’ex-président.
Toufé Maecha
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC