La Gazette

des Comores

La biodiversité par la gestion efficace du Réseau national d'aires protégées: Œuvrer pour des partenariats solides

La biodiversité par la gestion efficace du Réseau national d'aires protégées:  Œuvrer pour des partenariats solides © : HZK-LGDC

Dans le cadre de la préparation du document de projet de la phase 2 du Réseau national des aires protégées (RNAP), l’équipe de projet a rencontré hier à la Direction Générale de l’Environnement et des Forêts (DGEF), des membres des ONG et autres associations de protection de l’Environnement pour discuter de leur apport dans les activités à développer. Les discussions ont porté sur les éléments issus du Formulaire d'identification de projet (Pif) qui est déjà validé au niveau national. Cette phase 2, de projet comporte quatre composantes.


Le premier porte sur le renforcement des cadres politiques, juridiques et institutionnels pour une gestion efficace du RNAP. Aussi les institutions, les organisations de la société civile, les communautés impliquées dans la gestion des aires protégées devraient avoir les capacités techniques et opérationnelles pour mettre en œuvre le cadre juridique et institutionnel du Réseau.

 

La deuxième composante portera sur le renforcement des capacités pour améliorer la gestion du RNAP au niveau du site. Cela devrait se faire par la surveillance et la collecte de données sur la biodiversité, y compris le développement d'une base de données nationale sur la biodiversité. Par ailleurs la protection et la gestion des sites importants de nidification et des voies de migration des espèces marines phares (par exemple, sites de nidification des tortues, zones de pâturage des dugongs, routes de migration des baleines à bosse) sont améliorées.

 

En outre les modèles et partenariats de cogestion communautaire réussis seront identifiés, adaptés et appliqués sur 3 sites d'aires protégées et 2 sites d'aires marines protégées en partenariat par exemple avec des ONG/Organisations Communautaires travaillant sur le terrain.

 

La composante 3 concernera la cogestion communautaire dans le RNAP et devrait aboutir à un accroissement de la superficie couverte par la Gestion Communautaire des Ressources Naturelles (GCRN) durable et l’amélioration de la capacité locale à générer des moyens de subsistances alternatifs et durables. Par ailleurs des options de subsistance basées sur la nature qui assureront la sécurité à long terme sont identifiées, développées et transformées en activités génératrices de revenus.

 

Et la quatrième  composante s’intéressera à la gestion des Connaissances et l’Autonomisation des Femmes. Dans ce contexte une stratégie d'autonomisation des femmes sera élaborée et utilisée pour guider la mise en œuvre du projet, le suivi et l'évaluation à tous les niveaux des activités du projet.

 

Il a été noté que la viabilité financière dans le contexte actuel est très faible et constitue le principal défi pour l'avenir du réseau d'aires protégées des Comores. Les cadres juridiques doivent être suffisamment développés pour assurer la génération de revenus, tels que les taxes, les droits d'entrée et autres taxes environnementales. Les parcs nationaux créés n'en sont qu'au début du long chemin à parcourir. Le tourisme, qui devrait contribuer à générer des financements dans les aires protégées, n'est pas encore développé, y compris les équipements tels que le logement et la restauration. Les participants ont pris l’engagement pour développer des partenariats solides avec le projet  pour œuvrer efficacement au développement durable que tout le monde appelle de ses vœux.

 

Mmagaza


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