La Gazette

des Comores

2020 Deux jeunes Judokas comoriens attendu à Ankara

2020 Deux jeunes Judokas comoriens attendu à Ankara © : HZK-LGDC

La Fij a donné enfin le feu vert. En septembre prochain, la Turquie accueillera l'édition 2020 du championnat du monde « cadets et juniors », tous sexes confondus. L'équipe nationale des Comores pourrait être constituée par une adolescente et un adolescent, sans des séances de préparation physique et technico-tactiquement poussé et digne. Naïla et Ben Cheikh de Fusion club ont une forte chance de défendre le flambeau national, si bien entendu l'Oms constate un déclin significatif de la crise sanitaire.


La Fédération internationale de Judo organise l'édition 2020 du Mondial de Judo, ouvert exclusivement aux compétiteurs, cadets et juniors. La Turquie est le pays hôte. « Le dojo de l'Injs, site d’entraînement et des compétitions de la discipline, est fermé, considérant la présence du covid-19. Mais, on s’entraîne ailleurs et en plein air. Les exercices d'application sont un peu perturbés par le port des masques. Mais, on s'efforce de s'adapter », explique le directeur technique national, Sultan Nourdine. 

 

Traditionnellement, les équipes nationales des Comores, féminines et masculines, se constituent après une série d’opérations technico-tactiques, baptisées, détection, présélection et sélection. Les étapes s'effectuent par des regroupements régionaux et nationaux. Mais aujourd'hui, sans cette procédure progressive de préparation physique, technique et tactique intensifiée, les internationaux Naïla Aboubacar Soufeine et Ben Cheikh Bacar, respectivement licenciés à Fusion club de Ntsimoichongo, augurés pour défendre le flambeau national à Ankara seront-ils crédibles, combatifs et conquérants ? « Actuellement, pour la préparation, on se réfère au système Judo-Sarr », révèle le directeur technique national. En pratique, le Judo-Sarr est une stratégie qui consiste à se confronter avec un adversaire imaginaire. L'essentiel c'est l'application authentique des gestes techniques de combat. Mais, la tenue de ce mondial à Judo ne sera concrétisée que si l'Oms constate un affaiblissement significatif de la courbe pandémique.

 

Autre information de grande notoriété ! Bientôt, si aucun contretemps fâcheux ne vient perturber le planning infra-structurel de la Fédération comorienne de Judo, un dojo flambant neuf et aux normes internationales verra le jour dans l'Archipel aux îles de la Lune, grâce à la vive bienveillance de la  Fédération internationale de Judo. « Une lenteur administrative pourrait bouleverser ce projet salutaire. L’architecte international ne peut venir aux Comores que si les autorités nationales délivrent une note domaniale, attestant l'appartenance du terrain à notre fédération. Les Judoka comoriens attendent la volonté du service du domaine pour pousser un ouf de soulagement », paraît attristé le patron de la Fédération comorienne de Judo, José Chakrina Abodo Nourdine. L'Injs présente les conditions de garantie. Mais, la somnolence du domaine à délivrer un simple titre foncier à une personne morale va constituer un obstacle à la construction de ce dojo, tant rêvé par les Judokas comoriens, évalué à une centaine de millions kmf. Au secours Azali, le sportif !

 

Bm Gondet

 

 

 

 

 

 


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