Tout comme dans la pratique du football, l’arbitrage féminin accuse beaucoup de retard par rapport à son pendant masculin. En Afrique, et aux Comores en particulier, la différence est abyssale. C'est pourquoi, la Confédération Africaine de Football met de temps en temps des programmes de formation en faveur des jeunes filles arbitres, pour essayer justement de réduire le gap.
Fin octobre, l’instance faîtière du football africain avait organisé une formation en faveur des jeunes arbitres (filles et garçons) du continent. L’objectif était de venir leur apporter des nouvelles connaissances, et approfondir leur savoir. « Durant leur séjour au Caire, les jeunes garçons et filles auront l’occasion unique d’approfondir leurs connaissances sur divers sujets d’arbitrage, notamment l’intégrité dans le football, le positionnement du jeu, la gestion du jeu ainsi qu’un cours d’introduction aux bases du VAR, entre autres sujets » explique le site Gabon info live, qui avait suivi de près cette formation qui a duré, du 28 au 31 octobre dernier.
L’arbitrage comorien était représenté par la nouvelle étoile montante de la discipline, Assimati Moussa. Issue de la ligue régionale de Ndzuani, la jeune arbitre commence à instaurer une certaine réputation de par sa rigueur et surtout sa science dans la lecture du jeu, comme nous l’a concédé, Zeoudine Abdou, ancien arbitre, et chef de département arbitrage au sein de la fédération de football des Comores.
Au Caire, où cette formation a lieu « c'est la première fois que je bénéficie d’une formation à l’extérieur ». Assimati Moussa était « confrontée aux meilleurs arbitres du continent dans sa catégorie d’âge, qui oscille entre 15 et 21 ans. Pour cette rencontre de quatre jours, les jeunes arbitres sélectionnés, âgés de 15 à 21 ans, et représentant les meilleurs arbitres des deux premières finales de l’ASFC de la CAF, seront sous la tutelle du département d’arbitrage de la CAF, qui les guidera dans l’approfondissement de leurs connaissances du jeu » poursuit le site gabonais.
En tout cas, cette formation rentre dans le cadre d’une stratégie globale de la CAF, qui vise à rehausser le niveau général de l’arbitrage africain, souvent décrié : « L’identification et la formation des jeunes arbitres sont d’une importance capitale pour la CAF, car elles font partie d’une stratégie plus large de développement de l’arbitrage. Comme on l’a vu lors de la récente Coupe d’Afrique des Nations de la CAF TotalEnergies, le niveau de l’arbitrage en Afrique a été salué dans le monde entier », s’est réjoui, Noumandiez Désiré Doué, responsable de l’arbitrage et de la technologie du football de la CAF.
Imtiyaz
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