Les critiques ne manqueront jamais sur l’œuvre de l’humain, et c’est de bon augure. Mais quel que soit le bord où on se met, la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, restera à jamais dans l’histoire. Sur le plan de l’organisation, l’accueil, la compétition, ou sur la sécurité, tout le monde aura quelque chose à dire. Une chose est sure, l’arbitrage, restera comme l’un des plus contesté de l’histoire. Aucune équipe n’est épargnée. Du pays organisateur jusqu’au dernier du classement, tout le monde a eu pour son compte.
Une situation qui a poussé, Hedi Hamel, le journaliste tunisien aux 22 coupes d’Afrique des nations à sortir de sa réserve habituelle. « Il y’a des manquements graves du corps arbitral. Je ne sais pas si c’est le niveau, le manque de formation, peut-être même le manque de préparation ». Et ce dernier d’aller un peu plus loin en pointant du doigt la commission de désignation. « La Commission qui a désigné cette délégation d’arbitres de la 35e édition, je peux vous dire qu’elle n’est pas la meilleure de l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations ». Une analyse très sévère venant de quelqu’un connu pour sa pondération. Malheureusement les erreurs d’arbitrages, qui ont entraîné d’autres conséquences plus graves, sont venues ternir une image d’une compétition qui avait tout pour être la meilleure de l’histoire. Les Marocains avaient tout fait pour donner au monde, et à l’Afrique un avant-goût de ce que le pays est en mesure de faire dans la perspective de la coupe du monde 2030.
Et pour cette CAN, le Royaume chérifien n’a pas lésiné sur les moyens. Organisée dans une période où la pluviométrie au Maroc est plus élevée. Cet aspect n’a eu aucune incidence sur le déroulement des matchs. Construits avec la technologie SubAir (stades), qui consiste à placer sous la pelouse des modules plastiques capables de stocker temporairement entre 600 000 à 1 000 000 de litres d’eau. Cette technologie a donc permis aux stades d’être opérationnel malgré des heures de pluies. Une avancée que même les pays dites développés n’ont pas encore pu installer dans leurs infrastructures sportives. Sur le plan sécuritaire, aucun débordement de foule n’est venu ternir cette CAN, contrairement à d’autres éditions, qui ont fait parler d’elles sur ce plan. Malheureusement les incidents survenus lors de la finale après le penalty sifflé par l’arbitre Congolais, ont tout gâché.
Aujourd’hui, c’est à la Confédération africaine de football d’établir les différentes responsabilités en prenant des mesures disciplinaires à l’endroit des coupables. Aujourd’hui, nombreuses sont les personnes qui appellent à des sanctions sévères à l’endroit de l’équipe sénégalaise pour avoir quitté le stade sans l’aval de l’arbitre. Ils s’appuient sur les dispositions de l’article 82 du règlement de la CAF, « Si, pour n’importe quelle raison, une équipe se retire de la compétition ou ne se présente pas à un match, ou refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin réglementaire du match sans l’autorisation de l’arbitre, elle sera considérée perdante et sera définitivement éliminée de la compétition en cours ».
Une disposition qui a le mérite d’être claire, mais qui reste largement dépendante de la décision de l’arbitre de mettre, ou non la fin de la rencontre après le départ de ladite équipe. Sur les débordements qui ont suivi le penalty du Maroc, où placer la responsabilité. Là, aussi il y’aurai beaucoup sur la responsabilité des pays organisateurs. « Du maintien de l’ordre et de la sécurité, notamment dans les stades et aux abords, ainsi que du bon déroulement des matches », comme le stipule l’article 111.1 du règlement de la CAF. Mais au-delà des responsabilités, c’est l’image du football africain qui a pris un coup. Une équipe qui quitte le terrain, pour contester la décision de l’arbitre, des ramasseurs de balles, qui privent les gardiens de buts de leurs serviettes, des supporters qui agressent les agents de sécurités, bref des images qui ne glorifient pas l’Afrique.
Imtiyaz
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