À quelques semaines du coup d’envoi du championnat national, la Fédération comorienne de handball accélère la cadence. Après avoir renforcé les capacités des encadreurs, c’est désormais au tour des arbitres de passer à niveau. Au lycée de Mutsamudu, un atelier de recyclage a réuni, le week-end dernier, des arbitres de toutes catégories autour d’un objectif : maîtriser les nouvelles règles et hisser l’arbitrage comorien aux standards internationaux.
Sur le terrain comme à la table de marque, l’exigence est de mise. Les participants ont été immergés dans les évolutions récentes des règlements du handball, avec un accent particulier sur la prise de décision, la gestion des matchs et l’impartialité. « Nous devons atteindre le standard régional et international », insiste Inoussa Houmadi, plus connu sous le nom de Djofils, président de la commission d’arbitrage et des règles du jeu. Pour ce passionné, l’enjeu dépasse le simple cadre technique. Il s’agit de professionnaliser une fonction souvent sous-estimée, mais essentielle à la crédibilité des compétitions.
« Nous voulons des juges qui maîtrisent parfaitement les règles avant même de parler d’impartialité, comme l’exige l’éthique de la discipline », précise-t-il. Une vision claire, portée par une volonté d’innovation et de structuration. Djofils ne compte pas s’arrêter là. Il annonce déjà la mise en place de formations spécifiques à l’échelle nationale, visant à classifier les arbitres selon différents niveaux : régional, national et fédéral. Une démarche inédite qui marque une rupture avec les pratiques antérieures et témoigne d’une ambition affirmée de moderniser le handball comorien.
Cette formation s’inscrit dans une dynamique plus large. La direction technique de la fédération avait déjà organisé des sessions de formation dédiées aux encadreurs, du 30 mars au 4 avril 2026, toujours à Mutsamudu. Sous la supervision du Directeur technique Dada Ben Omar, ces travaux ont mobilisé plusieurs figures du handball national, dont la présidente de la Ligue de Ndzouani, Amina Mohamed Salim, et le président fédéral Moustoifa Salim. À travers ces initiatives, la fédération pose les bases d’un renouveau structuré, en vue notamment des Jeux des Îles de l’océan Indien 2027. Plus qu’une série de formations, c’est une véritable culture de l’excellence qui est en train de s’installer.
Younes
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