La Gazette

des Comores

Comité Olympique et Sportif des îles Comores (Cosic) Le bureau du Cosic rompt le silence, et dénonce des visées putschistes

Comité Olympique et Sportif des îles Comores (Cosic) Le bureau du Cosic rompt le silence, et dénonce des visées putschistes © : HZK-LGDC

Accusé depuis plusieurs mois de « gestion opaque » par certaines fédérations contestataires et sécessionnistes, le bureau exécutif du Comité Olympique et Sportif des îles Comores (Cosic) a décidé enfin de rompre le silence, et lancer sa contre-attaque au cours d’un point de presse tenu le 1er octobre dernier à Moroni. « On ne cédera jamais au chantage, ni à la menace des putschistes. Nous sommes élus démocratiquement », rappelle Youssouf Ali Djaé, vice-président du Cosic, et assurant l’intérim du président.


Dans un point de presse, tenu le mardi 1er octobre 2019 à Moroni, le vice-président du Comité Olympique, Youssouf Ali Djae, a déclaré : « Nous sommes ici pour clarifier une situation conflictuelle inutile. Nous sommes légitimement élus en décembre 2016 par ces mêmes fédérations sécessionnistes, et autoproclamées commission de normalisation ». Les contestataires, que certains nomment « fédérations rebelles » ont saisi la justice pour détournement de fonds, lors des Jeux des îles de l'Océan indien de la Réunion (2015). Ibrahim Ben Ali, président en exercice de l’institution, est placé sous contrôle judiciaire : interdiction de gestion des activités liées au Cosic, de quitter le territoire, etc.

 

Dans une association crédible et démocratique, l'émergence, de temps à autre, de divergences de vue n'est pas surprenante. « Un langage contradictoire et sincère doit être enrichissant, mais non destructif. Les controverses, si controverses il y a, se règlent en famille. Le recours au mensonge et à des visées antidémocratiques est un signe d'impuissance et de funeste dessein. Nous dénonçons avec la plus grande fermeté ce comportement irresponsable et manipulateur. Nous ne céderons jamais au chantage, et encore moins aux menaces. Notre bureau est légitime », rappelle avec conviction, le vice-président Youssouf Ali Djae, assurant l'intérim du président du Cosic, conformément aux articles, 13 des statuts, et 18 du règlement intérieur, jusqu'à la levée des mesures procédurières, imposées contre lui.

 

L'intérimaire Djae ajoute : « D'ailleurs ces groupuscules d'individus irresponsables purgent des sanctions, prononcées par l'Acnoa (Association des Comités Nationaux et Olympiques d'Afrique) et du Cio (Comité International et Olympique). Ils n'ont aucune légitimité. Pire encore, ils se sont autoproclamés commission de normalisation, dans une situation stable. Le bureau du Cosic fonctionne, normalement. Nous sommes là jusqu'en 2020. Nous n'avons rien à nous reprocher ». Dans cette optique, les conférenciers rassurent le Gouvernement, les partenaires, fédérations nationales sportives, les sportifs et toutes les instances sportives internationales auxquelles le Cosic est lié, que le fonctionnement régulier de l'instance est assuré. Décembre 2020 correspond à la tenue de l'assemblée générale élective du comité Olympique.

 

Les autres vice-présidents sont intervenus pour dissiper les malentendus et crever l’abcès. Zaharia Saïd Ahmed révèle : « Ce sont des déçus des élections de 2016. Ils n'oseront pas prétendre à des postes électifs. Minoritaires, ils veulent accéder à la présidence du Cosic par des moyens illégitimes. Mais, les fédérations n'hésiteront pas à dénoncer toute personne, morale ou physique, qui fait fi aux textes statutaires et aux valeurs olympiques. La porte des négociations reste ouverte ». Chahalane Ahmed Saïd Ali n'y est pas allé par quatre chemins : « Les contestataires accusent Ibrahim Ben Ali, sans la moindre preuve. En 2015, il était certes le patron du Coj, Comité d'Organisation des Jeux. Mais, ce n'était pas lui qui gérait le budget. Les preuves sont là. Un comportement trompeur et agitateur n'est pas de nature à rassembler et à construire. Le Cosic fonctionne convenablement. Même placé sous contrôle judiciaire, son président élu n'est pas condamné. L’enquête est en cours ». En d'autres termes, Ibrahim Ben Ali est toujours couvert par la présomption d’innocence.

 

Bm Gondet   

 

 

 

 


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