Des fédérations remettent en cause la légitimité du Cosic. Ces fédérations contestataires ont saisi la justice. Le patron de l'instance avait été placé sous contrôle judiciaire. Le Cio et le tribunal ont mis fin à cette procédure judiciaire et Ibrahim Ben Ali a retrouvé sa liberté. Actuellement donc, le président du Cosic est libre mais en déplacement à l’extérieur. Les affaires courantes de l'institution sont gérées par le vice-président assurant l’intérim.
Des fédérations contestent la légitimité du bureau du Cosic. Elles avaient saisi la justice. Dans une conférence de presse, tenue en juin dernier à l'Injs de Moroni, l'avocat de ces fédérations contestataires avait déclaré qu'une ordonnance du tribunal aurait interdit le patron de la haute instance du sport de quitter le territoire. L'ordonnance, signifiant cette mesure du contrôle judiciaire, a été tenue secrète. Ironie du sort, le jour même de la conférence, le président du Cosic se trouvait en voyage officiel à Praia (Cap-vert).
Saisi, d'une part, par les fédérations contestataires, et d'autre part, par le Cosic lui-même, le Comité International Olympique (Cio) a pris le taureau par les cornes. Il crève l’abcès. Et en collaboration avec la justice, l'instruction est close, et « en conséquence, les manœuvres de déstabilisation combinées par les fédérations contestataires, qui ont abouti à l’auto-proclamation d'une Commission de Normalisation, ont pris fin », nous murmure un sympathisant d'une fédération loyaliste du Cosic.
Du coup, le contrôle judiciaire est levé car le dossier n'est plus à l'instruction. Le concerné retrouve alors sa liberté, liberté de circuler, de gérer les affaires du sport, de représenter le comité olympique dans les instances sportives nationales et internationales. Et parallèlement, le Cosic renforce sa légitimité et consolide son autorité. Dans ce cas de figure, logiquement le dossier est transmis au parquet pour règlement définitif. « Actuellement, le président du Cosic est en vacances en France. Par sagesse, il a laissé au président par intérim et au bureau exécutif, le soin d’assurer la gestion des affaires courantes du Cosic. Il peut patienter jusqu'à la clôture des Jeux de Tokyo, conformément aux textes en vigueur du Comité Olympique, notamment la Charte et les Statuts ».
Le Comité Olympique et Sportif des îles Comores peut s'enorgueillir d'échapper à une gestion d'un Comité de Normalisation. Joint par téléphone, le secrétaire général de la Fédération Comorienne d'Athlétisme, une fédération contestataire, nous donne sa version : « J'ai eu l’information avant-hier. Je respecte la décision prise. Ibrahim Ben Ali, président du Cosic, est actuellement libre. On attend le verdict final. Je n'ai pas encore eu le temps de consulter les collègues ».
Bm Gondet
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