La Gazette

des Comores

Coupe d'Afrique des Nations (Can Égypte 2019) « Les joueurs s'étaient battus par amour de la patrie »

Coupe d'Afrique des Nations (Can Égypte 2019) « Les joueurs s'étaient battus par amour de la patrie » © : HZK-LGDC

Omar Hassanali de la Ligue de Moili est le vice-président de la Fédération de Football des Comores. C'est lui que le comité exécutif a désigné comme chef de délégation comorienne. Il a séjourné à Yaoundé et a assisté au face-à-face déterminant entre Les Lions indomptables du Cameroun et les Cœlacanthes des Comores, Can Égypte 2019, 6e et dernière journée du groupe (B). De retour au bercail, il répond à nos questions.


Question : Parlez-nous de l'accueil réservé à notre délégation au Cameroun ?

 

Omar Hassanali : Dieu merci, tout s'est passé à merveille. L'accueil a été chaleureux. La tension du duel n'a pas influencé nos rapports sociaux. Je remercie beaucoup les autorités  camerounaises.

 

Question : Et l'environnement dans le stade ?

 

O.H.: Ah ahh, le climat était chaud, mais non hostile. Il y a une communauté comorienne qui vit au Cameroun, estudiantine et fonctionnaires internationaux. Munie des tambours, des banderoles, des drapeaux nationaux, elle s'était montrée aussi assourdissante au stade. Les supporteurs des locaux s'étaient montrés très tapageurs, mais ouverts et accueillant.

 

Question : Une observation sur l'arbitrage ?

 

O.H. : Personnellement, à part des erreurs insignifiantes, c'était irréprochable. Vous savez, l'erreur est humaine. Je coordonne souvent des matches dans le continent, en qualité de Commissaire, je pense que tout était parfait.  

 

Question : Depuis le 2e quart d'heure de la 1ère période jusqu'à la 90e minute du jeu, on a un peu souffert. Pourquoi ?

 

O.H. : Ah ah ah ! S'il vous plaît, je suis administrateur, mais non un technicien. Effectivement, depuis que les Lions indomptables ont ouvert le 1er but, la situation a changé. Mais, au départ, ensemble on attaquait bien et on défendait bien. Nos attaquants s'étaient montrés menaçants, et ont réussi à instaurer le doute chez l'adversaire. Au retour des vestiaires, les locaux ont dominé.

 

Question : Au classement, les Cœlacanthes flottent à la 4e place. Est-il nécessaire de poursuivre notre réquisitoire auprès du Tribunal Arbitral du Sport ?

 

O.H. : Pardon ! 4e ou 3e ? Si nous sommes 3e, comme je le pense, il est nécessaire d'aller jusqu'au bout du combat. Sinon, à quoi bon de poursuivre le réquisitoire auprès du Tribunal Arbitral du Sport. C'est de l'argent gaspillé. S'il n'y a aucun intérêt pour les Cœlacanthes, pourquoi s'acharner sur les Lions indomptables du Cameroun ?

 

Question : avez-vous un conseil à donner aux Cœlacanthes ?

 

O.H. : Je ne peux pas donner un conseil. Je suis concerné. Mon devoir, en collaboration avec mes collègues de la Fédération de Football des Comores, c'est d'améliorer les conditions de travail de l'équipe nationale. Les Comores n'ont pas les mêmes conditions que les autres adversaires. Nos moyens sont limités. Nous éprouvons de difficultés à tenir un regroupement national. Heureusement, la Fifa assume les titres de voyage des équipes nationales et prend en charge les frais, liés au séjour à l’étranger. Personnellement, je n'ai aucun reproche à faire aux Cœlacanthes : staff technique et joueurs. Ces derniers ont joué par volonté et, s'étaient battus par amour de la patrie.

 

Propos recueillis par Bm Gondet

 

 

 


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