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Coupe du Monde 2026 : Entre mercantilisme et ingérence politique

Coupe du Monde 2026 : Entre mercantilisme et ingérence politique © : HZK-LGDC

Le rideau est définitivement tombé sur la 23e coupe du monde de la FIFA. Dans les prochains jours, l’organisation faîtière du football mondial, la FIFA va certainement annoncer des chiffres record en termes d’entrées dans les stades, et surtout en ressources financières. Selon des informations relayées par la presse spécialisée en Europe, la coupe du monde en Amérique aurait rapporté un peu plus de 15 milliards de dollars de bénéfices.


Et qui de mieux pour raconter le déroulement, mais surtout les dérives de cette 23e coupe du monde de l’histoire, que le journaliste Suisse de la Radiotélévision Suisse (RTS), David Lemos : « C'était sans aucun doute la Coupe du monde la plus mercantile de l'histoire, l'une des plus politisées aussi. Gianni Infantino l'avait présentée comme la plus belle qui soit arrivée à l'humanité à peu de chose près. Ce qui est sûr, c'est qu'elle aura rapporté plus que jamais auparavant. » Et ce ne sont pas les fédérations participantes qui vont se plaindre. A en croire MARCA, l’un des quotidiens les plus suivis en Europe et en Espagne en particulier, la FIFA aurait cassé sa tirelire pour satisfaire, les 48 équipes participantes. Avec 50 millions d’euros, l’Espagne vainqueur part avec la plus grosse enveloppe du tournoi, suivi par l’Argentine avec 33 millions d’euros, alors que l’Angleterre qui a fini à la troisième place a récolté 29 millions, soit deux de plus que la France, quatrième. Et même les équipes sorties en phase de groupes, repartent avec un joli pactole, 9 millions d’euros, soit un million de moins que le vainqueur de la dernière coupe d’Afrique des nations. 

Une satisfaction financière qui ne doit pas nous faire oublier certaines dérives, qui risquent d’entacher pour longtemps l’image de la FIFA et de son président « Elle nous aura donné des magnifiques satisfactions, des bons moments sur le plan sportif, un beau vainqueur. Mais nous, n’oublierons pas même si les stades étaient pleins, les prix qu’on dû payer les personnes qui n’ont pas de moyens considérables, pour leur passion, le football leur passion qui les dévore. » Et de continuer sur les restrictions au visa, que certains ont subi « Parfois ne serait-ce que rentrer sur le pays si leur nationalité n’était la bonne. Qu’ils soient fans, journalistes ou même arbitre parfois, comme le somalien Omar Artan, on pense aussi au traitement inacceptable de l’équipe d’Iran qui n’a pas pu défendre ses chances correctement dans ce tournoi. » Pour David Lemos, le cas le plus flagrant reste l’ingérence du président Américain pour faire jouer un joueur auparavant suspendu pour carton rouge « On pense aussi au cas Balogun … ici on aura vu un président se vanter d’avoir appelé le président de la FIFA pour faire annuler une suspension d’un joueur. Un politique qui s’est immiscé au cœur du jeu, alors que la FIFA dit vouloir le mettre au-dessus de tout, visiblement c’est jusqu’à un certain point dans cette coupe du monde. »

Pour lui, dans les « Prochaines semaines beaucoup d’argent va pleuvoir sur plusieurs fédérations, sur plusieurs acteurs de ce sport, qui seront gentiment inviter à se taire et à tendre la main. » Mais finissant sur une note d’espoir, il espère un regain de sursaut de la part de certains acteurs du football mondial « On a le droit d’avoir l’espoir que certaines choses seront relevées et qu’on les reverra plus. » Ce qui est sûr, cette coupe monde aura été la plus piteuse en terme d’ingérence politique malgré les dispositions statutaires, qui donne la latitude aux fédérations membres de « diriger leurs affaires en toute indépendance et veiller à ce qu’aucun tiers ne s’y immisce, conformément à l’article 19 des présents Statuts », comme nous pouvons le lire à l’article 14 des statuts de la FIFA.

Imtiyaz 

 


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