Les animations sportives des handisportifs s'étaient bien déroulées, notamment à Ngazidja pour Choi, seule association des handicapés, féminins et masculins, qui s'adonne au sport. Mais covid-19 oblige, les animations sportives sont suspendues. Soundi Saïd Bacar, alias Abou Soundi, patron du Choi passe en revue la situation de ses athlètes sans engager la somnolente Fédération comorienne handisports (Fch), constituée actuellement par six associations.
A Ngazidja, le Club handi-omnisports et Insertion (Choi) avait un planning bien déterminé avant la crise pandémique. Les activités de ces athlètes, handicapés physiques et sensoriels, s'étaient bien déroulées. « Je n'engage pas une Fédération comorienne handisports (Fch), qui n'a aucun bilan, car somnolente depuis l’élection de son bureau exécutif en 2016. Mais nous attendons une assemblée générale. C'est logique. L'expérience vécue au Choi me permet de confirmer la bonne santé du sport des personnes reformées, avant la covid-19 », rapporte Abou Soundi, président du Choi.
La présence de la pandémie de coronavirus, origine de la suspension de tout regroupement, entre autre sportif, a tout bouleversé. Du coup, les activités sportives sont suspendues. Le Choi est multidisciplinaire. Il développe une demi-douzaine de disciplines sportives. Les plus populaires ramènent régulièrement des médailles de performance après des compétitions internationales. Il s'agit de la Natation, de la Pétanque et les sports sur fauteuils roulant, dont l'Athlétisme, le Basket-ball et le Boccia. Ce dernier est une sorte du jeu de pétanque, mais les boules sont en plastique, et non métalliques.
La Fch est composée par six associations : Ngazidja (Choi, Shico, Shiwe, et Wokof), Moili (Aham) et Ndzouani (Maecha). « Comme l'indiquent les abréviations, les associations de nos frères des îles se préoccupent plutôt du social, mais non du sport. Le Comité Olympique, au lieu de soutenir le Choi pour ne pas voir ce sport disparaître, et pour motiver les athlètes qui défendent avec succès le flambeau national, d'autres le prennent mal », semble regretter l'ancien directeur national du sport civil, Soundi Saïd Bacar.
Une fois la pandémie maîtrisée, le Choi envisage d'appliquer sur le plan national des actions ambitieuses de relance. « Nous devons organiser des tournées préfectorales de sensibilisation pour Ngazidja. On compte sillonner les autres îles pour promouvoir la pratique du handisport et espérer découvrir d'autres athlètes, ages et sexes confondus», explique Abou. Si cette perspective se réalise dans le bon sens, des confrontations nationales, inter-clubs et/ou entre sélections régionales verront le jour.
Malgré les difficultés financières qui le secouent, et qui tendent à ralentir son plan d'action, le Choi prend part régulièrement aux Jeux des îles de l'Océan indien, aux Coupes des Clubs Champions de l'Océan indien (Cccoi), ou encore aux Jeux internationaux Paralympics, qui s'organisent alternativement en Amérique, Asie et Europe. Pour revenir dans l'Océan indien, en 2019, nos représentants sont revenus avec sept médailles, dont deux en Or. « Les lauréats de cette Cccoi, tenue à Madagascar sont de la pétanque : hommes, déficients auditifs, et dames, physiques », paraît s'enorgueillir à raison Soundi.
Pour l'heure la Fédération comorienne de Tennis (Fct) éprouve de sérieuses difficultés à s'occuper, à promouvoir et à développer les activités physiques et sportives de compétition ou de loisir pour les personnes présentant une déficience motrice, visuelle et/ou auditive. « Le tennis comorien n'est pas indifférent aux animations sportives des handicapés. C'est un peu compliqué pour nous. Les athlètes handisportifs auront besoin des raquettes spécifiques, des fauteuils roulant adaptés, et autres matériels innovants. Il faut des moyens. Mais, il est en projet. Nous engagerons des discutions dans ce sens avec la Fédération internationale de Tennis », nous murmure un des encadreurs administratifs de la Fct.
Interrogé sur des éventuels projets de formation et/ou des sorties internationales, Soundi bondit : «Nous en avons besoin, mais ces projets relèvent de la compétence de la Fch. Comme, elle ne nous a jamais accompagnés, alors que le président de la Fch est le vice-président du Comité Olympique. Je suis pessimiste. Seul, l'Etat se montre bienveillant à nos préoccupations. Je profite de cette occasion pour remercier infiniment nos autorités nationales », conclut-il.
Bm Gondet
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