L’équipe féminine des Cœlacanthes de moins de 17 ans est attendue en Afrique du sud pour prendre part, pour la 2e fois, au Cosafa Womens’ Cup U17. La 1ère participation remonte en 2019. Elle se révèle cauchemardesque (40-1). Cette génération a disparu. Sauf deux, toutes les footballeuses ont pris de l'âge. La 2e participation s'annonce difficile. Les membres du staff technique, actuellement à pied d’œuvre aux îles, ont fait ce constat saumâtre. De plus, la durée de la préparation est très courte.
Ces déplacements insulaires rentrent dans le cadre des opérations technico-tactiques de détection et de présélection dans la perspective de la participation au Council of Southern Africa Football Associations (Cosafa Womens’ Cup U17). « Je suis ici depuis lundi 21 septembre. Les joueuses viennent de passer un long repos, du à la covid-19. Nos deux actions sont limitées à une séance d’entraînement pour dégourdissement et à un match de test le lendemain. Nous avons fait un amer constat. Dans l'ossature de 2019, il ne reste que deux joueuses. Les 18 autres sont des novices, qui savourent une 1ère présélection régionale. Je repars à zéro», rapporte Akoté Sefoudine Issa, entraîneur des Comoriennes U17. Du pain sur la planche !
L'édition 2020 de la Coupe du Conseil des Associations de Football d'Afrique australe (Cosafa), prévue en Afrique du sud en octobre 2020 pourrait servir de chantier à nos ambassadrices, à cause du manque d'expériences internationales. En termes d'enseignement, elles ne perdront rien. Si elles se déséquilibrent aux confrontations, elles apprendront quelque chose. Après Ndzouani, Moili et à Ngazidja, les joueuses qui seront retenues formeront le groupe de la présélection nationale.
Si le duo administratif, financier et complémentaire, Comité de Normalisation et présidence de l'Union des Comores, assure un accompagnement effectif, ces U17 féminins subiront une 2e opération technique, physique et tactique pour la sélection définitive. « J'ignore si le regroupement national se déroulera à Moroni ou à Mitsamiouli. Ce qui est sûr, le dimanche ce sera le tour de Ngazidja », explique Akoté. Dans les couloirs du Comité de Normalisation résonnent le jeudi 1er octobre 2020 comme date retenue pour le regroupement national, et le 11 ou 12 du même mois pour le départ vers l'Afrique du sud. « Les difficultés auxquelles je suis confronté à Mutsamudu, c'est la très courte durée impartie pour la détection et la présélection. Deux jours ne suffisent pas pour observer et retenir des talents », gémit Seffoudine.
Nos ambassadrices sont logées dans une poule moins menaçante, en compagnie de l'Afrique du sud, pays hôte, du dinosaure Zambie, ce même adversaire qui nous a humilié en 2019 par le score (15-0), et du Zimbabwe. La poule est quand même assez cohérente. Les statistiques donnent le statut de favori au Bafana-Bafana de l'Afrique du sud. Ce dernier évolue devant son propre public, un public fair-play mais réputé exigeant.
Bm Gondet
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