En raison de la pandémie de coronavirus, toutes les catégories des équipes nationales développées par la Ffc sont acculées à l'inactivité. Mais les Cœlacanthes U17 féminins, attendus incessamment à Maurice, doivent se dégourdir individuellement. Leur entraîneur salue et encourage l'initiative. « Elles ont un niveau qui mérite plus d'attention. Rester inactive constitue un frein, et une source réelle de courbature », regrette le coach.
La suspension des compétitions sportives, notamment le football, due à la pandémie du covid-19, préoccupe la Fédération de Football des Comores (Ffc) en général, et Akoté Issa Sefoudine, entraîneur des Cœlacanthes U17 féminins, en particulier. Le manque d'expériences internationales de nos jeunes footballeurs a pesé lourd sur les trois matches, livrés à Maurice : les Cœlacanthes U17 féminins, face aux Cranes de l'Ouganda (20-0), aux Young Chipolopolo de Zambie (15-0), enfin au Club M de Maurice (5-1).
« Elles ont un niveau faible. Immédiatement après le coronavirus, les Cœlacanthes, toutes catégories et sexes confondues, vont être sollicités sur la scène internationale. Les U17 féminins se rendront à Maurice pour la Coupe de Cosafa. Elles doivent bouger séparément ». Cette préoccupation est logiquement partagée. Le Cosafa est le Conseil des Fédérations de Football d’Afrique australe (Council Of Southern Afica Football Association). Les duels sont coriaces. La sortie inaugurale de nos U17 féminin s'est révélée catastrophique en 2019 à Maurice.
« La sélection a été mise en place par nos correspondants insulaires. Je l'ai entraînée deux fois juste avant le départ. J'étais déçu. J'ai constaté un gros handicap. Dans l'esprit de la Ffc de l'époque, l'essentiel c'était de participer », poursuit l’entraineur. En clair, la 1ère présence des Cœlacanthes U17 dans la scène continentale a servi de chantier. Les footballeuses ont perdu les duels. Mais, elles ont appris certainement quelques choses. La 2e expérience internationale s'est déroulée dans le cadre de la Coupe de l'Union des Fédérations de Football de l'Océan indien (Uffoi), tenue toujours à l'île Maurice en 2019.
« Cette fois, la Ffc m'avait accordé une large marge de manœuvre. J'ai remanié à 80% l'effectif. Les séances d’entraînement s'étaient déroulées conformément à mon planning. Les joueuses ont pu relever relativement le niveau. Les résultats des quatre matches joués ne sont pas décevants », s’encourage Fundi Akoté. Nos footballeuses U17 ont respectivement tenu tête aux adversaires, un nul face aux Mahoraises (2-2), deux victoires, devant Maurice (2-1) et Seychelles (3-1), enfin une défaite face à la Réunion (3-1). Ces scores auraient été plus lourds si les Comoriennes s'étaient montrées plus réalistes devant le but.
A la prochaine Cup Cosafa, face aux mastodontes de l'Afrique de l'Est, les Cœlacanthes U17 féminin réussiront-elles à limiter les dégâts ? En fait (40-1) en trois matches, c'est trop ! « Dans l'Océan indien, notamment à la Coupe de l'Uffoi, nous suscitons le doute. Nous occupons une place respectueuse. Nous figurons en 2e position derrière la Réunion », rapporte notre interlocuteur. Sachant que les U17 de 2019 ont pris de l'âge, devant les dinosaures de la zone australe, comme les Cranes de l'Ouganda, ou encore les Young Chipolopolo de Zambie, nos ambassadrices U17 parviendront-elles à relever le défi ? « Ce n'est pas évident. La formation des jeunes est très poussée. Depuis l'âge de 9 ans, les joueuses sont regroupées, et jouent ensemble. L'automatisme est leur point fort », conclut le coach Sefoudine.
Bm Gondet
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC