La Gazette

des Comores

Football (interview) Diaritiana : « Je suis fasciné par le jeu d'African Stars de Namibie »

Football (interview)  Diaritiana : « Je suis fasciné par le jeu d'African Stars de Namibie » © : HZK-LGDC

Rakotonanahary Diaritiana est le fruit du centre de formation Avenir de Betongolo d'Antananarivo. Il signe sa 1ère licence sur place, au Vesta Team (D1). Il séduit Fomboni Club, et débarque à l'île de Djumbe Fatima en 2014. Après deux brillantes saisons, son talent focalise l'attention de Volcan Club. Mais en 2019, il est sollicité par African Stars. Cette 2e expérience internationale s'avère moins chanceuse. Un malheureux scandale trouble le championnat local. « Notre équipe est sanctionnée par la Caf. Du coup, les contrats des joueurs sont résiliés. Je suis revenu au Volcan, ma 2e famille », conclut le Malgache qui nous a accordé une interview.


Question : Comment a été l'accueil en Namibie ?

 

Rakotonanahary Diaritiana : Excellent ! Dirigeants, staff technique et joueurs font le nécessaire pour que les nouveaux venus soient à l'aise, et évitent ainsi la nostalgie.

 

Question : Un mot sur votre contrat ?

 

RD : Jamais ! (rire), c'est un secret personnel. Les conditions sont bonnes. Le contrat est alléchant et encourageant.

 

Question : Le rythme du jeu namibien n'a pas posé de difficulté ?

 

RD : Mon problème, j'ai quitté les Comores en période de trêve, donc sans le moindre entraînement. De l'autre côté, ils étaient en pleine préparation de la Coupe d'Afrique. Après quatre jours d’entraînement bien cadencé, on est parti au Botswana pour un match amical. J'étais titulaire. Dieu merci, mon acclimatation sociale et mon adaptation technico-tactique ont été confortables.

 

Question : Pouvez-vous comparer le rythme du jeu namibien, comorien et malgache ?

 

RD : En Namibie, le jeu est rapide, s'organise par petits paquets, et de temps à autre, conclut par des relances. Il y a moins de contacts physiques. Aux Comores, souvent les joueurs sont secoués et épuisés par des contacts physiques. Le jeu est relativement lent, et caractérisé par des relances aussi. A Madagascar, l'orientation du jeu est presque semblable à celle de la Namibie.

 

Question : Dans quelle équipe vous êtes-vous senti à l'aise : Vesta Team, Fomboni Club, Volcan ou African Star ?

 

RD : C'est incomparable ! Le jeu namibien m'a beaucoup séduit.Tous mes coéquipiers étaient des internationaux locaux ou chez eux, comme Djudja. Entouré par ces vedettes, j'étais à l'aise avec African Stars.

 

Question : Il y a une différence entre l'arbitrage namibien et comorien ?

 

RD : Aux Comores, on dirait que les arbitres dirigent les matches avec pression. Souvent, ils hésitent à sanctionner des fautes, même flagrantes. Ce qui nous pousse, nous joueurs, à contester les décisions. Et parfois, nous les menaçons. Pire, nous les agressons. En Namibie, les arbitres sont audacieux, catégoriques et endossent leur responsabilité. Les joueurs ne sont pas des contestataires.

 

Question : Parlons de la corruption, du grigri et de la violence…

 

RD : Aux Comores, certaines équipes sont aveuglées par le gri-gri. Moi, je ne crois à ça. Le gri-gri ne marque pas des buts. En Namibie, les équipes privilégient beaucoup la prière. Les acteurs de la discipline sont des croyants. Dans notre équipe, on ne nous a jamais proposé des gris-gris. Jamais. Pour la corruption, en Namibie, je n'ai pas eu la chance de jouer le championnat. On organisait des matches amicaux, dans le cadre de la préparation de la Coupe d'Afrique. J'ignore vraiment, si ce fléau, ennemi du sport, existe là-bas. Aux Comores, (long rictus), je n'ai aucun commentaire. Vous êtes journaliste. Les pv de la Commission de discipline sont révélateurs. Allez, les consulter. Pour la violence, dans les stades namibiens, le climat est moins violent.

 

Question : Une observation ?

 

RD : Aux Comores, il existe des joueurs qui ont de grands talents. Mais, il faut travailler beaucoup pour les développer davantage, et ainsi pouvoir atteindre les objectifs. Je remercie ma 2e famille pour son amabilité.

 

Question : Fonder une famille par le mariage ne vous dit pas quelque chose ?

 

RD : « (Hésitation). A 27 ans, je prépare d'abord mon avenir. Je n'ai aucune idée de la nationalité de ma future Princesse. Je laisse le choix au bon Dieu (et grand rire) ».

 

Propos recueillis par Bm Gondet

 

 

 

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.