En ce mois de septembre 2019, une double confrontation attend les Cœlacanthes des Comores et les Éperviers de Togo : Moroni, vendredi 6, et Lomé, mardi 10. Ce duel aller-retour rentre dans le cadre des préliminaires de la qualification au Mondial Qatar 2022. Dans une conférence de presse, tenue hier mercredi à Itsandra, l’entraîneur des Togolais, Le Roy a évoqué les difficultés que son équipe s’apprête à vivre face à des joueurs des Cœlacanthes « prompts à la tonicité, à l'engagement et à la détermination », et révélé son ambition.
Pour le rendez-vous du 6 septembre prochain, Claude Le Roy est méfiant. « Ce ne sera pas facile. En football, votre pays est une nation émergente. J'ai eu l'occasion d'affronter 2 fois les Cœlacanthes. On a beaucoup souffert. Avec chance, on a égalisé en Tunisie, et gagné à Marseille. Ce n'est pas par hasard, si Ben Fardou évolue à Belgrade, et les autres ailleurs ». L’absence de gros calibres comme Adebayor, Romao, Gbegnon, etc. ne perturbe pas le conférencier. Il apaise : « Tous les éléments en forme sont convoqués. Nous sommes en pleine reconstitution. Les Éperviers sont rajeunis. Nous avons besoin de travailler beaucoup et de régénérer. Mais, nous sommes ici pour jouer et chercher la victoire ».
Les entraîneurs qui ont défilé à Moroni pensent qu'un match retour, joué à domicile est une chance. Le Roy partage l'appréciation : « Dire le contraire ne serait pas honnête. Mais, le combat et la vigilance restent permanents. Certes, le 12e homme enflammera notre jeu. Mais, un bon score ne tombera pas du ciel. Il faut travailler dur. Nous respectons les Cœlacanthes ». La dernière participation du Togo dans une phase nationale d'un mondial, remonte en 2006 en Allemagne. « Notre ambition, c'est qualifier les Éperviers dans une autre phase nationale d'un Mondial et/ou d'une Coupe d'Afrique des Nations. Est-ce facile devant des Cœlacanthes, constitués par des joueurs valeureux ? Notre ambition reste vive », révèle La Roy.
Même si aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années, l'âge, symbole d'une grande expérience, des entraîneurs des Éperviers et des Cœlacanthes, a été évoqué. Claude coupe court : « Écoutez, la valeur d'un homme n'attend pas le nombre des années. L'âge et le Cv des coaches ne disent rien. Ce ne sont pas des critères de qualité, et même de maturité. Amir Abdou que je respecte beaucoup est certes jeune. Mais, un jeune combattant. Le travail achevé au sein des Cœlacanthes illustrent bien de sa combativité ».
Ces trois dernières années, à domicile les Cœlacanthes se montrent intraitables : face au Cameroun (1-1), au Maroc (2-2) et à Malawi (2-1). Théoriquement, ces exploits devraient susciter la frayeur. « Permettez-moi de le répéter. Les résultats ne tombent pas du ciel. Les Comores ont réalisé de gros progrès. Les Cœlacanthes alignent des joueurs doués, combatifs et déterminés. J'ai fait neuf Can. Je n'arrête pas avant la 10e. Le match du vendredi 6 est un bon teste pour moi. Les joueurs sont mobiles, cohérents et remplissent bien leur mission. Je respecte beaucoup l'équipe d'Amir Abdou ».
Propos recueillis par Bm Gondet
Encadré
Le parcours du coach Le Roy est long mais moins riche.
Cameroun (1985-1988), Sénégal (1989-1992), Malaisie (1994-1996), Cameroun (1998), RD Congo (2004-2006), Ghana (2006-2008), Oman (2008-2011), Syrie (2011), RD Congo (2011-2013), Congo (2013-2015), enfin Togo depuis 2017. A quand le tour de l'Océan indien ? Le conférencier a connu neuf fédérations d'Afrique et d'Asie, vécu neuf Can, pour deux gloires : Can 1988 avec le Cameroun, et la Coupe du Golfe avec Oman en 2009. En clair, sur le papier, Claude François Marie Le Roy ne devrait pas faire peur. Courage les Cœlacanthes ! Si les Coelacanthes s'imposent dans ce duel aller-retour, ils partageront la phase de poule des qualifications pour la prochaine Coupe du Monde.
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