La Gazette

des Comores

Fédération comorienne de Handball / Un bilan bouleversé par le covid-19

Fédération comorienne de Handball / Un bilan bouleversé par le covid-19 © : HZK-LGDC

Le patron de la Fchb (fédération de handball), Laïthi Bacar, s'efforce de dresser un bilan de la saison, caractérisé par un plan d'action annuel perturbé par le covid-19. Cette pandémie est à l'origine de la suspension de toutes les compétitions sportives, disciplines individuelles et collectives. Deuxième constat saumâtre, contrainte à la passivité, la participation du pays à la Cccoi, prévue en octobre 2020 à Maore, est potentiellement compromise.


A l'instar de toutes les autres disciplines sportives du pays, la Fédération comorienne de Handball (Fchb) est contrainte à la passivité. En attendant l'éradication du covid-19, toutes les compétitions, régionales, nationales et internationales, sont suspendues jusqu'à nouvel ordre : championnat, Coupes des Comores et de la Ligue, etc. « Compétitions clouées à mi-chemin de la saison, dresser un bilan exhaustif s'avère hypothétique. Et pire, la participation de nos champions, féminin et masculin, à l'édition 2020 de la Coupe des Clubs Champions de l'Océan indien (Cccoi), prévue en octobre prochain à Maore, risque d'être compromise », explique leprésident de la Fchb, Laïthi Bacar Kassim.

 

La Fchd a pu mettre en place les Ligues insulaires de Moili, Ndzouani et Ngazidja. Les équipes, féminine et masculine, ont répondu à la procédure d'affiliation et de ré-affiliation, à raison de 50.000 fc chacune, et 75.000 Fc, pour les deux. « Certaines équipes encore nostalgiques de l'ère de Magasto ont boudé la procédure. La compétition s'est déroulée convenablement. Les formations des jeunes étaient admises, gratuitement. C'est une façon de promouvoir la discipline », clarifie Laïthi.

 

Si l’échéance arrive à terme sans qu'aucune compétition ne soit amorcée, qui seront les ambassadeurs de Moroni à la Cccoi de Dzaoudzi ? A Maurice, l'édition 2019 avait enregistré la participation des deux équipes conquérantes des trophées de la Coupe de Ligue, phase nationale. Dans l'état actuel des circonstances, pourront-elles défendre de nouveau le flambeau national ? « Les faibles niveaux d'Amateurs filles de Moroni, et d'Uss garçons de l'île de Djumbe Fatima ont pesé lourd sur les matches. De plus, il y a eu incertitude sur le départ. Nos représentants sont arrivés deux jours après l'ouverture de la compétition. Du coup, ils ont perdu deux matches par forfait. L'interrogation mérite d'être soulignée », rapporte notre interlocuteur.

 

Autre facteur qui freine l'évolution de la discipline, le manque de formation des encadreurs techniques, notamment des entraîneurs. Beaucoup d'équipes se contentent de l'encadrement par des anciens joueurs, qui n'ont reçu la moindre formation. Or en plus d'un bagage technico-tactique suffisant pour mieux diriger une équipe, un entraîneur se doit aussi d’avoir des compétences pédagogiques. Pour gagner, il faut savoir maîtriser diverses actions essentielles dont les fondamentaux individuels et collectifs, la lecture du jeu, la gestion des émotions des uns et des autres, etc. Et pour y parvenir, un stage de formation, de recyclage et/ou de perfectionnement est indispensable.

 

Bm Gondet

 

 

 

 

 


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