Les judokas comoriens sont aussi touchés par la pandémie du covid-19 qui sévit dans le monde. Du coup, les mesures préconisées par les autorités ont contraint le directeur technique national, auprès de la fédération comorienne de judo, Sultan Nourdine, à ajourner son plan d'action et le calendrier des compétitions, nationales et internationales. Il explique le quotidien de ses athlètes, des prochaines échéances, etc.
Question : Avant la suspension de toutes les compétitions, comment se comportait le judo comorien ?
Sultan Nourdine : La discipline avait maintenu son niveau, suite à la préparation des équipes après les jeux des îles de l'océan indien. Ce qui fait que l'encadrement technique de l'ensemble des formations, notamment les cadets, les juniors et les seniors pour les différents rendez-vous, particulièrement les championnats du monde (juniors et seniors), prévus pour les mois de mars et avril 2020, ont été reportés à une date ultérieure. Ces échéances sont prises en charge encore une fois par la Fédération internationale de judo. Bref, l'état de santé du judo comorien reste et restera excellent.
Question : Comment vivent les judokas par rapport à l'interdiction de tout regroupement, dû au covid-19 ?
SN : Bien que des mesures de prévention salutaires et nécessaires soient en vigueur, les judokas vivent mal. Le tatami (tapis de combat) leur manque beaucoup, bien que des séances d’entraînement individuel leur soient remises via le groupe Messanger JudoComores. Ce qui leur permet d’échanger entre eux.
Question : Pouvez-vous justifier votre réponse ?
NSB : Une justification ? Nos échanges dans le compte JudoComores restent actifs et instructifs. Il est ouvert pour tous les judokas, de l'intérieur comme de l'extérieur. La Fédération comorienne de judo se réjouit de ce partage dynamique et enrichissant.
Question : Le monde se déconfine graduellement. Tout va rentrer dans l'ordre. Quelle sera la priorité de la Fédération comorienne de judo ?
SN : L'organisation d'une assemblée générale extraordinaire. La mise en forme des athlètes pour la préparation aux compétitions continentales, qui rentrent dans le cadre des préparatifs des Jeux olympiques de Tokyo (Japon). La reprise des préparatifs concernant l'arrivée d'un ingénieur de la Fédération international de Judo pour la construction d'un dojo national, sorte d'un gymnase couvert. Tout sera pris en charge par la Fédération internationale de judo. Et surtout, revoir avec les autorités nationales le paiement de transport des matériels destinés au dojo national.
Question : Dans le menu de la Fédération Comorienne de Judo, des échéances internationales attendent-ils les athlètes ?
NSB : Ah oui. Et, on se prépare bien pour y faire face avec crédibilité ! Il s'agit du championnat du monde junior, du championnat d'Afrique senior et les Jeux olympiques, si tout va bien avec notre comité olympique.
Question : Quelle difficulté handicape le plan d'action de la Fédération Comorienne de Judo ?
NSB : Les moyens financiers bien sûr. Pourtant, sur le plan international, la Fédération comorienne de judo force l’estime et le respect, auprès des grandes instances de la discipline et suscite le doute chez les adversaires. Concernant la présence du coronavirus, la Fédération comorienne de judo projette de distribuer des cache-nez aux clubs.
Propos recueillis par Gondet Bm
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