L'Aroi s'agrandit. Sous l'impulsion de son nouveau président Omar Saïd Mohamed, la Fédération Comorienne de Rugby (Fcr) s'intègre. La nouvelle a été rapportée par le patron de la discipline, en présence de la secrétaire Nadia Mouridi et du trésorier Raouf Mohamed, lors d'une conférence de presse tenue à Moroni le jeudi 5 décembre 2019. Un membre de famille de plus, une bonne nouvelle pour le ballon ovale indianocéanique !
La communauté de Rugby de l'Océan indien, par l'Association Rugby de l'Océan indien (Aroi) interposée, s'agrandit. Sous l'impulsion de son nouveau président Omar Saïd Mohamed, la Fédération Comorienne de Rugby (Fcr) intègre l'Aroi, la grande instance sous-régionale. La décision est prise en assemblée générale ordinaire de l'Aroi, tenue dans la grande île en fin novembre dernier. Le successeur de Nadia Mouridi au gouvernail de la Fcr, Omar Saïd Mohamed, a été invité à Antananarivo pour prendre part à l'assemblée générale ordinaire de l'Aroi. Il est comblé de cette nouvelle adhésion.
Il avise : « J'ai présenté l'état de lieu du Rugby à 7 comorien et le gros flottement qu'il a vécu. Actuellement, il est en phase de reconstruction. Les expériences de l'Aroi nous seront d'une belle source d'inspiration et d'une grande utilité ». Avec cette entrée spectaculaire du Rugby à 7 national dans la mêlée, l'Aroi s'élargit de six membres : Comores, Madagascar, Maurice, Mayotte, Réunion et Seychelles.
Aux Comores, la discipline existe depuis la période coloniale. Mais, elle a connu une longue somnolence. En collaboration avec une équipe, constituée par des hommes de terrain dévoués, le nouveau patron du Rugby compte y apporter un ballon d'oxygène convenable et y assurer une redynamisation salvatrice. « Nous avons la volonté des joueuses et des joueurs, l'engouement des sympathisants et une disponibilité encourageante des dirigeants, je pense que l'ambition de mettre en place un championnat et la réhabilitation des autres compétitions nationales et internationales est constructive et légitime ». Pour l'heure, Omar s’appuiera sur la dynamique des formations de l'époque, dont Itsandra-Mdjini, Mitsamiouli, Mkazi, Moroni, Mvuni et Vouvouni, pour relancer la discipline. Bismilah Club de Mvouni et une équipe formée par des professeurs français et certains lycéens nationaux sont les 1ers pionniers de la discipline.
A l'international, le Rugby comorien doit bouger et se faire entendre. « Nous avons un réservoir potentiel des joueuses et joueurs. Un nouveau souffle est indispensable pour harmoniser nos actions et concrétiser notre plan d'action. En plus des compétitions internes, nous devons assurer une présence encourageante dans les compétitions internationales, prévues en 2020, pour toutes les catégories, équipes féminine, et masculines de U16, U17 et même les seniors. Pour la source de financement, nous comptons frapper toutes les portes nécessaires. L'adhésion à notre comité olympique est un tremplin », communique Omar.
Pour information, le Rugby a été reconnu comme sport olympique lors des Jeux de Paris en 1900. Mais, la brutalité du jeu contrevenant aux valeurs olympiques de fair-play et d'universalité, il est exclu en 1920. Mais, il est réhabilité au Brésil, lors des Jeux de Rio de 2016. En clair, notre Rugby doit être d'office membre actif du Comité olympique comorien.
Les jeunes étant des pépinières, susceptibles d'assurer une relève de qualité, le projet d'introduire le Rugby à 7 dans le milieu scolaire brille au menu de la Fcr. Mais, l'absence d’infrastructures sportives adaptées ne constituera-t-elle pas un obstacle ? « Nous sommes conscients de ce problème. Il est surmontable. Pour l'heure, avec l'accord des autorités compétentes, le complexe omnisports de Maluzini, le stade de Moroni et le terrain de Mitsamiouli pourront servir de site de compétition », explique cet ancien Toulousain.
L'hypothèse de sensibiliser les jeunes des autres îles, considérant le gabarit existant, n'est pas exclue. « Avant de susciter la vocation au niveau insulaire, nous devons assurer une visibilité à Ngazidja. Cette démarche fait partie de nos ambitions. Nous évoluons par échéance », affirme Omar. La discipline doit rayonner dans l'Archipel entier.
BM Gondet
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC