Le handball comorien est perturbé par deux fédérations rivales depuis plus de 10 ans. Chacune revendique à sa manière la paternité. Deux hauts cadres de la Confédération africaine de handball (Cahb), dont le président et le Directeur administratif et financier, ont effectué une mission d'harmonisation aux Comores. Après un diagnostic, une thérapie de choc a été appliquée. Une commission mixte est montée et une ultime assemblée générale élective est attendue, incessamment.
Le handball comorien est déchiré. Une rivalité de compétence dévastatrice oppose deux prétentieux présidents des deux fédérations conflictuelles, Yahaya Athoumani Magasto et Laïthi Bacar Kassim, depuis une dizaine d'années. Pour mettre fin à la belligérance administrative, la Cahb a dépêché aux Comores son président, Manssourou Aremou et son directeur administratif et financier, Dagnogo Abou Dramane,pour assister les instances du sport national, dont le Ministère, le Commissariat et le Comité Olympique. Pendant son séjour en terre comorienne, cette délégation de haut niveau s'est efforcée d'optimiser sa présence. Elle a échangé avec des hauts dignitaires politiques et sportifs locaux. Elle a rencontré séparément les présidents rivaux avant d'organiser une séance plénière de confrontation à Moroni le mercredi 20 décembre 2018 dernier.
Il s'est avéré que Magasto et Laïthi avaient organisé trois assemblées générales électives différentes, tantôt convoquée par le président sortant, tantôt par le secrétaire général prétentieux ou encore par la volonté des clubs poussés à la révolte, par les prétendants aux fauteuils de la Fédération Comorienne de Handball, parfois à l’insu des instances du sport national. « Un état des lieux a permis de cerner les points litigieux. La situation doit aboutir à une solution consensuelle. Aucune de ses assemblées générales électives n'a été conforme à une disposition des textes en vigueur. Elles sont donc illégitimes », Clarifie Dr Manssourou Aremou de la Cahb.
Plus qu’un jeu, un sport le handball s'enracine graduellement dans la vie quotidienne des centaines de personnes, âges et sexes confondus. Aux Comores, on dénombre un millier de pratiquants, mais, plus de la moitié, non licenciés. Le directeur de cabinet du Ministère comorien de la Jeunesse et des Sports intervient : « La Cahb effectue une mission de courts séjours au pays. Un état des lieux est fait. La problématique est posée. Laissons de coté les débats. Allons vers les solutions concrètes et légitimes».
La base de la crise étant des textes, juridiquement inadaptés, voire vides, d'un commun accord, Cahb et instance du sport national ont convenu de mettre en place une commission technique mixte, de réactualiser les textes qui régissent la discipline et de convoquer incessamment une ultime assemblée générale élective. Les deux présidents rivaux doivent présenter des clubs, officiellement reconnus, munis des récépissés non récents, pour être électeurs. La campagne est donc ouverte.
Bm Gondet
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
