Dans cette interview, le secrétaire général du Comité Olympique et sportifs des iles Comores, Hilmy Aboud Saïd, revient sur des questions d’actualité liées à la préparation des athlètes en vue des prochains jeux des îles. Il donne aussi certaines précisions sur l’état de certaines fédérations.
Question : Mr le secrétaire général, nous sommes dans la dernière année avant les jeux de 2027. Que ce vous pouvez nous dire sur les grandes lignes de ces jeux ?
Hilmy Aboud Saïd : Bonjour, effectivement, nous sommes à environ 18 mois d’ici l’ouverture des JIOI 2027 et je vais dire que nous ne sommes ni, en avance, ni en retard mais nous sommes plutôt à un moment charnière où des choses doivent se faire maintenant et elles sont en train de se faire. (construction du village des jeux, construction des autres infrastructures sportives, transport et logistique, formation des athlètes, officiels et bénévoles.)
Question : Les jeux se sont des infrastructures, mais c'est aussi la préparation des athlètes et jusqu'à maintenant force est de constater qu'il n'y a rien sur ce côté là. Que ce que vous pouvez nous dire à ce sujet ?
H.A.S. : Il n’y a rien ? Ca veut dire quoi ? SI vous faites référence à ce qui se voit sur les réseaux sociaux, je n’ai pas de réponses. Aujourd’hui et malheureusement dans notre pays, la justice de facebook est plus forte que tout. Les fédérations travaillent depuis plusieurs années, certaines sont en avance, d’autres en retard mais toutes ont commencé à se préparer, actuellement nous sommes en recherche d’amélioration et de perfectionnement. Certes des identifications seront menées à travers les 3 îles et le COSIC a déjà entamé les démarches auprès de la Solidarité Olympique qui a accepté de nous accompagner à travers le programme d’identification des jeunes talents. La commission est présidée par Halifa Mlamali et une équipe, cette commission travaillera en étroite collaboration avec le les commissions sports du COJI et le ministère en charge des sports. Des contacts avancés avec des pays amis comme, la Chine, l’Egypte, Cuba sont prêts à nous assister dans la formation des cadres et des athlètes. Vous le voyez, le COSIC soutient et accompagne les fédérations et plusieurs sont très actives et ont des résultats, en athlétisme, en lutte, en taekwondo, nos élites sont en forme et les autres se préparent. En sports collectifs, les 4 disciplines (football, volleyball, handball et basketball) travaillent et ont besoin de compléments d’aide, c’est en cours. Mais le COSIC a accompagné le basketball et les résultats sont là en 3×3, le basket 5×5 continue à se redresser. Le volleyball a obtenu une médaille lors des jeux des jeunes le beachvolley a une des meilleures paires africaines masculines. Le football comorien a évolué et l’état et la fédération soutiennent activement. Enfin le handball comorien forme ses cadres et les équipes sortent régulièrement à l’extérieur. Le COSIC est toujours partie prenante dans ces actions et activités.
Question : Quel est le rôle du COSIC dans la préparation des athlètes ?
H.A.S. : En complément de ce qui a été dit plus haut, le COSIC soutien des sportifs élites en athlétisme, lutte, natation, canoe-kayak et taekwondo à travers le programme des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. A travers le programme continental des athlètes, il soutient des athlètes en judo, beachvolley. De plus à travers la commission préparation des athlètes du COSIC, du travail est en cours. Pour conclure, certes nous devons accompagner mais le premier travail revient aux fédérations dont c’est la mission première dont la vulgarisation de leurs disciplines.
Question : Deux de vos fédérations (Handisport et Judo) font face à des difficultés internes. Les présidents sont accusés, soit de népotisme soit de vouloir s'éterniser. Quelle est la position du COSIC, sur ces deux affaires ?
H.A.S. : Encore une fois, vous faites certainement référence à ce que vous avez lu dans les réseaux sociaux, la seule chose que je peux vous dire, c’est le problème de la fédération comorienne de judo, qui est un problème de personnes et non de fédération. La fédération compte des membres, et c’est aux membres de réclamer. Pour les problèmes autres , ils sont internes, il y a un bureau qui devra les gérer et si besoin, le COSIC et le ministère s’impliqueront. Pour la fédération Handisports, le COSIC a pris note et connaissances de certaines choses et c’est en cours de clarification avec les responsables de la fédération pour restructurer et organiser la fédération car elle compte parmi nos meilleurs représentants. Il faudrait essayer de ne pas associer une organisation sportive à une personne et vice versa. Il existe des textes et tout le monde doit s’y conformer et ce n’est que comme ça que l’on peut y arriver. L’intérêt doit toujours rester les athlètes.
Question : Jusqu'à ce jour, la situation de la Lutte n'est pas encore clarifiée. Certains vous accuse de rouler pour l'ancien président et de vouloir imposer des nouvelles élections, malgré la volonté des clubs, qui ont voté pour un nouveau bureau. Que dite vous ?
H.A.S. : Pour la fédération de lutte, il y a un président Ben Gigi Abdallah, c’est le président sortant, qui a organisé des élections où il a été réélu et nous devons juste vérifier la légalité de son élection. Concernant les autres qui s’autoproclament, les dissidents, ils n’ont pas fourni à ce jour des documents justifiant leur légitimité. Mais ce que je peux vous affirmer, c’est que la situation de la lutte sera réglée dans les prochains jours. Je le répète encore une fois, le plus important doit demeurer les textes et leur application et non pas les desiderata de personnes.
Question : Malgré tout çà, le nouveau bureau continu de travailler, notamment en inscrivant deux athlètes dans un camp de préparation pour les jeux olympiques de 2028, qui se tiendra à El-Jadida au Maroc. À quand une reconnaissance du nouveau bureau par le COSIC ?
H.A.S. : Nous ne sommes pas au courant de ce camp et ou d’athlètes qui doivent y participer. A ce jour, nous discutons exclusivement avec le président sortant Ben Gigi Abdallah et comme je l’ai dit, les choses vont se régler dans les jours à venir, les textes seront strictement appliqués. Le COSIC et le ministère en seront les garants.
Question : Monsieur le SG, beaucoup de fédérations n'ont toujours pas de siège. Le COSIC non plus n'a toujours pas son propre siège, qu'en est-il de la construction du bâtiment devant abriter le Comité Olympique ?
H.A.S. : Encore une fois, chaque fédération est autonome, même si membre du COSIC. Et c’est de leur responsabilité d’avoir un siège. Mais pour information, chaque fédération a accès au siège du COSIC pour tenir leurs réunions, effectuer certains travaux. Notre secrétariat est à leurs dispositions. Mais pour vous rassurer, le président du COSIC , MZE MOHAMED Ibrahim, s’est battu et se bat depuis 4 ans. Et je peux vous annoncer que l’octroi d’un siège au COSIC par les autorités est en cours de finalisation. Nous sommes en attente du document officiel. Ce qui n’empêche que depuis plusieurs années, le COSIC dispose d’un siège opérationnel, qu’il loue et l’octroi d’un siège permettra d’investir l’argent ailleurs.
Propos recueillis par Imtiyaz
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC