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des Comores

JIOI 2027 : Les médias de l’océan Indien veulent passer à une coopération concrète

JIOI 2027 :  Les médias de l’océan Indien veulent passer à une coopération concrète © : HZK-LGDC

Réunis à Moroni du 5 au 9 octobre, les membres de l’ARTOI travaillent sur la couverture audiovisuelle des Jeux des îles de l’océan Indien, prévus aux Comores en 2027. L’Assemblée générale tenue mardi 6 dernier à l’ORTC a permis d’amorcer une première répartition des disciplines et d’identifier les principaux défis techniques et humains à relever.


À moins d’un an des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) 2027, la préparation ne concerne déjà plus seulement les infrastructures sportives. Elle s’étend aussi aux médias chargés de faire vivre la compétition au-delà des sites qui l’accueilleront. Réunis au siège de l’ORTC à Voidjou, les membres de l’Association des radiodiffuseurs et télévisions de l’océan Indien (ARTOI) ont consacré leur Assemblée générale à la coopération audiovisuelle autour de cet événement régional. Dans son discours d’ouverture, la présidente de l’ARTOI, Valeria Filain, a insisté sur la nécessité de dépasser une coopération limitée aux intentions. « Nous devons imaginer une véritable couverture régionale », a-t-elle déclaré, en évoquant notamment le partage des images et des contenus, la mutualisation des moyens, la circulation des équipes techniques et des journalistes ainsi que la création de formats communs.

Après les échanges, une première répartition des responsabilités a été établie. « Nous ne sommes plus dans une coopération d’intention, mais bien d’action », a expliqué Valeria Filain. Les discussions ont notamment porté sur la question de savoir quelle télévision prendra en charge la retransmission de telle ou telle discipline. La présidente de l’ARTOI précise toutefois que le dispositif reste en construction et devra être affiné au fil des prochains mois. Pour les médias régionaux, l’enjeu dépasse la seule retransmission sportive. Les Jeux constituent, selon elle, une occasion de permettre aux populations de l’océan Indien de suivre les performances des différentes délégations et de mieux connaître les territoires voisins. « Ces Jeux sont bien plus qu’une compétition sportive », a-t-elle souligné. Mais plusieurs obstacles devront être levés, notamment aux Comores. La connexion télécommunications et l’alimentation énergétique figurent parmi les principales préoccupations évoquées au cours des échanges. S’y ajoutent les besoins en personnels qualifiés et en équipements nécessaires aux retransmissions en direct.

Le directeur général de l’ORTC, Hablani Assoumani, se veut néanmoins rassurant sur les capacités techniques de la chaîne publique. Il rappelle que l’office réalise déjà des retransmissions à distance et dispose depuis plusieurs années de solutions de diffusion sur IP. Pour répondre aux interrogations de ses partenaires, l’ORTC prévoit également des rencontres avec les institutions chargées des télécommunications et des réseaux afin d’évaluer précisément les capacités disponibles. Sur le volet énergétique, le directeur général reconnaît l’existence de difficultés, tout en mettant en avant les efforts engagés pour renforcer l’autonomie énergétique et améliorer la situation d’ici aux Jeux. La rencontre de Moroni marque ainsi le début d’un chantier appelé à se poursuivre dans les prochains mois. Pour l’ARTOI, l’objectif est désormais de transformer les engagements pris en un dispositif opérationnel, avec des responsabilités clairement définies et un calendrier de préparation. Une condition nécessaire pour que, lorsque les Jeux débuteront aux Comores, les performances des athlètes puissent être suivies dans l’ensemble de l’océan Indien.

Mohamed Ali Nasra


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