La Gazette

des Comores

JUDO : Six mois pour élire un nouveau bureau

JUDO : Six mois pour élire un nouveau bureau © : HZK-LGDC

C'est en tout cas le souhait d’une entité dénommée commission de transition, exprimé lors d'un point de presse à Moroni, il y'a une semaine. Depuis des mois, le judo comorien, jadis institution respectée et peu enclin aux scandales, se trouvent propulsé sur le devant de la scène médiatique par des scandales, et une guerre interne qui va finir par imploser l'une des fédérations les plus anciennes du sport comorien.


Une vidéo qui a circulé sur les réseaux, mettant en prise le président de la Fédération de Judo, José Chakrina Abodo, et l'ancien Directeur Technique National, Riadhudine, alias 100 blagues a énormément choqué le monde sportif. Anciens alliés, les deux hommes se disputent désormais le contrôle de la Fédération Comorienne de Judo. En place depuis plus de quinze ans à la tête du judo comorien, José Chakrina serait contesté au sein de sa propre fédération, et même au sein du COSIC dont certains membres n'hésitent pas à dénoncer ses pratiques. « On ne peut pas diriger une fédération comme l'on gère sa propre famille. Malheureusement, c'est ce qu'est en train de faire notre ami, José », nous a confié un éminent membre du COSIC. Entre autres reproches fait au président du judo comorien, une forme de népotisme instauré dans le fonctionnement de la Fédération. « Où comment expliquer depuis des années, il refuse la demande d'affiliation du Club de Domoni (Anjouan), tout simplement pour des raisons personnelles », poursuit notre témoin du COSIC.

Si le COSIC admet des manquements graves de la part de José, ce dernier continue à avoir des solides soutiens au sein de la maison du sport comorien, croit savoir un membre de la commission de transition. « On sait que ça sera très difficile de le déloger de là, il a des soutiens politiques solides, et on sait que le COSIC roule aussi pour lui ». Réunie autour de neuf clubs sur les quatorze que compte la FCJ, cette commission en quête de légitimité tente par tous les moyens de se créer un capital sympathie en dénonçant la mainmise du président actuel. « Après 16 ans de pouvoir absolu, qui a ruiné le judo comorien, nous les neuf clubs (09) constituant la Commission de Transition interpellons le ministère des sports et le COSIC, que nous sommes déjà en chemin pour la réforme du judo comorien », s'était confié à la presse l'un de dirigeants de cette nouvelle entité.

Un peu plutôt avant lui, Ahamada Moilim représentant en tant que président du Club Junior avait donné l'onction des neuf clubs à la Commission de Transition. « Nous sommes venus aujourd'hui, confirmer notre soutien à la Commission de Transition du judo comorien, créé depuis le 06 décembre dernier ». Et ce dernier d'interpeller les dirigeants de cette structure de la nécessité de mettre en place des réformes avant toute élection. « Il faut mettre en place les textes (code électoral, règlement intérieur... Ndlr) avant d'aller aux élections du niveau bureau exécutif». Donc en attendant la mise en place d'un nouvel exécutif, la Commission se donne six mois pour élaborer tous les textes qui vont régir le judo comorien les prochaines années. « Dans le souci de préserver notre institution, surtout dans la perspective des prochains jeux des îles, nous avons le devoir de créer un environnement sûr pour notre sport. C'est pourquoi, nous nous donnons six mois pour réaliser ce chantier, et permettre au prochain bureau exécutif de travailler dans les meilleures conditions », devait conclure lors de ce point de presse celui qui officiait en tant que porte-parole de la Commission de Transition.

 

Imtityaz

   

 


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