La Gazette

des Comores

La discipline est opérationnelle dans le système éducatif

La discipline est opérationnelle dans le système éducatif © : HZK-LGDC

Le jeu d'échecs est l'un des sports de réflexion le plus populaire au monde. Aux Comores, la Fédération Comorienne de Jeu d'échecs (Fcje), coordonne deux actions parallèles. Elle s’efforce de rendre enthousiaste la discipline, au niveau civile et aux écoles. Mais, la crise pandémique a tout perturbé. Dans l'île de Djumbe Fatima, le jeu d'échecs est au stade embryonnaire. Mais, des efforts sont déployés pour sa redynamisation. Fomboni et périphériques seront les 1ers à être sensibilisés.


Pour information, jouer aux échecs permet d'améliorer la concentration, la perception dans l'espace, et la capacité à résoudre des problèmes. Mais le coronavirus tend à constituer un obstacle.« Oui, je sais que la covid-19 a entraîné la suspension de tout regroupement. Notre discipline n'a pas échappé à ce désagrément. Mais une partie du programme a pu être appliquée », rapporte le président de la Fcje Solihi Ali Boina. Cette instance nationale mène-t-elle ses actions à merveille ? Notre interlocuteur bondit : « Le problème qui handicape notre plan d'action, c'est que nos joueurs sont quasi pluridisciplinaires. A chaque fois qu'il y a des compétitions, il y a regroupement des athlètes. Cette mobilité perturbe le travail ». Soilihi en profite pour confirmer l'existence du jeu d'échecs dans le système éducatif. « Nous avons acheté les matériaux nécessaires. A Ngazidja, nous avons pu mobiliser seize établissements scolaires [Lycée, collège et classes primaires, ndlr]. Ils se sont montrés ouverts et disponibles à accueillir la discipline. Les enseignants sont des volontaires bénévoles. Mais, la mobilité des echequistes, surtout dans la communauté éducative suscite l'embarras ».

 

L'initiative de la Fcje à introduire la discipline dans le système scolaire est salutaire. Jouer aux échecs permet à améliorer la concentration et la maîtrise de soi et la capacité à résoudre des problèmes. En clair, l'échec est instructif et constructif. Un instructeur russe avait été dépêché sur place par la Fédération internationale du jeu d'échecs pour assurer un encadrement technique. La session s'est déroulée à Ngazidja. Mais, la crise pandémique a rendu somnolentes les activités sportives. Ali Boina clarifie : « Dans cette période d'inactivité, nos joueurs ne croisent pas les bras. Ils sont actifs, même à domicile. Nous leur sollicitons de travailler à la maison. Le jeu d'échec oppose deux joueurs. Le jeu respecte la mesure de distanciation, car les adversaires, placés face-à-face, sont sépares par l’échiquier (grande plaquette du jeu) »

 

Et pourquoi dans l'île de Djumbe Fatima, le taux des Mohéliens qui ont exprimé l'envie de fréquenter le chemin des échec-dromes n'est pas significatif ? « La discipline est active ici et à Ndzouani. Effectivement à Mwali, elle est moins enthousiasmante. Elle flotte encore au stade embryonnaire », répond-il. Mais, des efforts sont évertués pour sa redynamisation. Fomboni et la zone périphérique seront les 1ers à être sensibilisés. En guise de conclusion, le président de la Fcje crie : « Nous lançons un appel pressant auprès des sponsors, du Comité olympique comorien, des autorités régionales et nationales, etc. pour nous accompagner afin de mieux vulgariser la discipline et préparer ainsi des echequistes crédibles ».

 

Bm Gondet

 


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