Les éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations (Can), fixées en septembre/octobre 2020 par la Confédération Africaine de Football (Caf), se voient remises en cause par la Fédération Internationale de Football (Fifa). La nouvelle de ce tacle a fait l'effet d'une bombe. Le Conseil de la Fifa a pris des résolutions sur toutes les compétitions continentales, prévues en 2020, suspendues, suite à l'hécatombe provoquée par la pandémie de coronavirus.
Par prudence, l'instance faîtière du football mondial a reporté pour début 2021 (janvier/février) ces face-à-face des confédérations respectives. L'Europe (Uafa) et l'Amérique du sud (Conmebol) font exception aux résolutions de la Fifa. Mais les éliminatoires de la Can n'ont pas échappé au tacle de la Fédération internationale, caractérisé par ce réaménagement au goût probablement saumâtre pour Ahmad Ahmad, patron de la Caf, mais indispensable pour Gianni Infantino, président de la Fifa.
Cette initiative relative au décalage des éliminatoires de la Can ne fait pas l'unanimité. Certaines fédérations nationales du continent pensent que si la 5e journée des tours de qualification de la Can subit une modification, la phase nationale, toujours prévue en terre camerounaise, pourrait être menacée. Cette hypothèse accule la Caf à un embarras de choix. S'aligner sur les nouvelles dates décidées par la Fifa (oct/nov 2021) dans l'espoir de mener à terme et à temps les qualifications, avec toutes les incertitudes liées à la Covid-19, ou se résoudre à programmer sa prestigieuse compétition, conformément à la décision de la hiérarchie ?
Le report des éliminatoires de la Can par la Fifa est t-il profitable aux Coelacanthes ? Joint par téléphone depuis l'île de Djumbe Fatima, l’entraîneur quasi emblématique de Fomboni Club, le Malgache Tristani Noeli Abel ne voit aucun avantage pour une nation quelconque : « Il n'y a aucune différence. La situation des Coelacanthes est la même que les autres équipes nationales. Si la suspension des compétitions suite aux dégâts humains provoqués par la Covid-19 constitue un handicap, ce n'est pas un atout pour tout le monde. Les joueurs des Coelacanthes, issus de la diaspora, sont en deconfiniment graduel. Ils doivent alors s’entraîner individuellement ».
Le scénario suivant est adaptable à la situation : commencer par l'endurance, relayée de temps à autre par des exercices d'assoupissement et de musculation, et finir par la vitesse et la résistance ne serait pas infructueux. Les séances d’entraînement collectives affineront les automatismes et le jeu d'ensemble. Ces labeurs physiques, techniques et tactiques permettront aux Coelacanthes de bien rebondir.
Bm Gondet
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