Des milliers de spectateurs, âges et sexes confondus, saoulés par l’éclatante victoire des Cœlacanthes ont déferlé dans les rues de la capitale jusqu'à très tard le soir du dimanche 15 novembre, au bruit des klaxons, tam-tams, etc. pour fêter le résultat de la 4e journée, comptant pour les éliminatoires de la Can 2022. Ce duel (Kenya # Comores) à enjeu historique a eu lieu au complexe omnisports de Maluzini le week-end. Les opportunistes et buteurs, Ben El Fardou et Faïz Matoir, sont à l'origine de cette éclatante victoire (2-1), fêtée dans l'Archipel entier.
La 4e journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations (Can 2022) a bien enflammé la nation, le 15 novembre dernier. Les Harambee Stars de Kenya, battus (2-1) par les Cœlacanthes des Comores, ont quitté le stade de Maluzini sur la pointe des pieds. Sans faire trop d'illusion, le but précoce et tonifiant d'El Fardou a enflammé le pays, qui a suivi le matche sur la télévision nationale. Dès le coup de sifflet final, à Maore, Ndzouani, Moili et Ngazidja, une marée humaine a déferlé sur toutes les rues dans une ferveur populaire exceptionnelle. Joint par téléphone à Moili, l'ancien vice-président de la fédération, Omar Hassanaly, n'en revient pas : « Partout dans l'île, c'était la grande fête. Les routes, les rues et les ruelles étaient bondées. Un long cortège de motos, de voitures a sillonné la ville pendant toute la soirée jusqu'à très tard. Le couvre-feu a été oublié ».
Le lendemain, au marché volovolo de Moroni, c’est l’effervescence populaire. Hassanati Nahouza est une vendeuse de légumes. Comme les autres femmes, elle explose de joie : « Les matches des Coelacanthes nous mobilisent toujours. Parfois, nous participons financièrement pour soutenir les Coelacanthes par l'intermédiaire de Tourqui Salim. Nous sommes très contentes de la victoire. Elle va permettre au monde de connaître notre pays. C'est une ouverture pour le tourisme et une chance pour notre petit commerce ».
A Ndzouani, la communauté était mise en confiance par le nul (1-1), acquis à Nairobi. Pour les Anjouanais, le succès des Coelacanthes est tout, sauf surprise. Maître Saïd, ancien milieu de terrain offensif d'Amisco explique ce qui s'est passé : « La ferveur ressentie la matinée du jour du match [dimanche 15 novembre 2020, ndlr] dans les rues de Mutsamudu s'est traduite dans le stade Maluzini. Après la partie, les routes, les ruelles, et même dans les foyers, c'était la fête : cortège, musique et danse. Les petits désaccords individuels ont été enterrés. Nous souhaitons une suite favorable aux Cœlacanthes ».
A Ngazidja, les spectateurs, âges et sexes confondus, saoulés par une grande liesse populaire ont déferlé dans la capitale jusqu'à très tard le soir. Ils ont scandé l'hymne, des slogans d'encouragement et esquissé des pas de danse sous les youyous et applaudissements. Les agents de sécurité, déployés en force à la périphérie pour le respect du huis-clos, se sont joints furtivement à la liesse ambiante, sautant de joie à chaque passage de petits groupes des danseurs. Toute la soirée, voitures et motos ont sillonné la ville en klaxonnant et en brandissant des drapeaux ou des tissus verts, symboles des Coelacanthes. Ajao a été débordé. L'équipe des Comores a confirmé son ambition (8 points), s'envole et laisse grelotter dans son sillage les Pharaons d’Égypte (5), les Harambee Stars de Kenya (3) et les Éperviers de Togo (1). Le match avait un enjeu alléchant. Le vainqueur est à deux doigts de valider, ou presque, son billet pour la phase nationale, prévue à Yaounde (Cameroun) en 2022 prochain.
Bm Gondet
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