La Fcc se réveille. En conférence de presse tenue à Moroni, son président décide de lorgner la relance, l'agrandissement et le désenclavement de la discipline. Cette perspective d'avenir ambitieuse repose sur la redynamisation des compétitions, la multiplication des clubs, l'adhésion aux associations internationales analogues. L'objectif, c'est de permettre aux cyclistes nationaux de savourer des expériences de haut niveau pour mieux s'évaluer.
Après un long mutisme par rapport à un tapage médiatique, la Fédération Comorienne de Cyclisme (Fcc) décide enfin de rompre le silence. Elle relance les confrontations techniques et le renforcement de l'endurance. « Nos compétitions tardent à éclore. Les ligues existantes paraissent assoupies. Une redynamisation est incontournable. La reprise du championnat insulaire et inter-ligue, et la phase nationale de la Coupe des Comores qui sera animée à Moili sont au menu. C'est du pain sur la planche, mais on n'a pas le choix. Notre fédération doit rester active avec l'accompagnement des sponsors », annonce en conférence de presse Ibrahim Mze, patron de la discipline.
Si cette perspective relative à la relance des compétitions se réalise, il n'y aura au niveau des îles que 15 prétendants au titre, dont 2 à Moili, 4 à Ndzouani et 9 à Ngazidja. Ce nombre paraît refléter une activité timide. Pourtant, la multiplication des clubs de cyclisme n'est pas utopique. Ibrahim le confirme, et expose son plan d'action : « Nous sommes convaincus que l'accroissement des clubs de cyclisme aux Comores est possible. Nous comptons développer une bonne politique de séduction. Avec une vive collaboration des clubs de football féminins et masculins, ce projet ambitieux verra bel et bien le jour ». La diplomatie développée ici, c'est la création des sections de cyclisme au sein des équipes de football. Le patron de la Fcc s’apprête à se rapprocher avec des équipes de football, et inciter les dirigeants à mettre en place des sections de cyclisme. Exemple, Angélus Cyclisme Club de Moindzaza-Mboni, ou encore Rapid Cyclisme Club de Moroni, etc.
Depuis plus de 20 ans, la Fcc avait toujours brillé par son absence dans les congrès internationaux. A part les Jeux des îles de l'Océan indien, la discipline reste quasi enclavée, techniquement et administrativement. L'hypothèse de rapprocher la Fcc des instances internationale chatouille le patron du cyclisme comorien. Ce dernier a eu la chance de prendre part au congrès d'Australie, organisé par l'Union de Cyclisme International. La participation est fructueuse. « Nos arriérés de cotisation ont été épongés. J'ai découvert l’existence de plusieurs associations internationales de cyclisme. Notre adhésion est indispensable pour briser l'isolement des cyclistes comoriens, en termes de formation, de compétition et d’échange », rapporte le président et plausiblement futur candidat à sa succession.
Pour la sous-région, ce sera la Confédération de Cyclisme de l'Océan indien, en Asie l'Union des Fédérations du Cyclisme Arable, ou encore, la Confédération africaine de Cyclisme, et le Cyclisme de la Francophonie. « Désenclaver le cyclisme comorien est une action salutaire. Nos cyclistes tireront de belles leçons. Toute confrontation sportive, locale ou internationale, est toujours enrichissante. Cela permet aux uns et aux autres de s'évaluer et de progresser. Mais, comment s'acquitter des cotisations annuelles ? L'accompagnement des sponsors publics ou privés, personnes morales et/ou physiques est primordial. Nous lançons un appel pressant de rapprochement à toutes les bonnes volontés », prie le conférencier. La promotion du cyclisme féminin, l'organisation du tour des Comores avec la participation des étrangers sont au menu de la Fcc.
Bm Gondet
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