La Gazette

des Comores

L'avenir du Football féminin aléatoire ou prometteur ?

L'avenir du Football féminin aléatoire ou prometteur ? © : HZK-LGDC

Les compétitions sportives sont suspendues, pour cause de pandémie du Covid-19. Cette passivité forcée inquiète profondément les staffs techniques des Cœlacanthes féminins, jeunes et seniors. La discipline est au centre du planning de la Ffc. Dans toutes les catégories, les joueuses ont un niveau qui mérite plus d'attention. Et rester inactives constitue un frein supplémentaire. Mais, avec de gros investissements, son avenir est prometteur.


Plusieurs interventions, relatives à l'avenir du football féminin illustrent l’importance accordée à nos ambassadrices. L'appréciation de Kanizat Ibrahim, présidente du Comité de Normalisation, exprimée au micro d'Afrique Football Média, est apaisante. Elle pense que « le football féminin a une place assez importante dans notre pays. Le promouvoir est quelque chose d'assez primordiale. Les joueuses ont montré qu'elles ont beaucoup de compétences. Maintenant, il y a un manque de moyens et il faudrait beaucoup d'encadrement, de sensibilisation et de promotion pour les aider à aller de l'avant. En tant que femme, je mettrais tous les moyens qu'il faut. De plus en plus des jeunes filles s’intéressent au football. Nous assistons à un changement de masse. Les parents aussi conçoivent que leurs filles jouent au football. C'est une très bonne chose en soi. Le football féminin a un avenir ».

 

Dans le continent, la zone australe abrite Cosafa Cup, c'est à dire, la Coupe du Conseil des Fédérations de Football d'Afrique australe. Ici, nos ambassadrices, toutes catégories confondues, doivent faire beaucoup d'efforts. La dernière expérience des U17 filles, effectuée à Maurice, a été décevante (40-1) en trois matches. Ce score est lourd : face aux Ougandaises (20-0), aux Zambiennes (15-0), et aux Mauriciennes (5-1).  

 

Choudjay Mahandhi, entraîneur des Cœlacanthes féminins adultes, est serein quant à l'avenir de la discipline. « Le football féminin est perfectible. Il peut avoir un avenir prometteur. Mais il nécessite de gros investissement depuis la base : les formations des jeunes dans les centres, les encadrements des équipes civiles et l'organisation assidue et à temps des regroupements des Cœlacanthes, jeunes et seniors, etc. Et multiplier les matches amicaux pour mieux faire face aux compétitions officielles. Avec de gros moyens, je suis optimiste », avance-t-il.

 

Le patron du staff technique des Cœlacanthes U17 féminins, Akoté Sefoudine Issa donne l'impression d'une confiance sur l'avenir de nos footballeuses. « Dans la sous-région, particulièrement dans le tournoi de l'Union des Fédérations de Football de l'Océan indien (Uffoi), 2e derrière la Réunion, nos ambassadrices U17 occupent une place qui suscite le doute, voire la frayeur. Mais pour maintenir cette cadence et espérer évoluer davantage, un encadrement financier suffisant et stable est indispensable. La large marge d'action accordée aux staffs techniques arrange nos missions. Elle sert de tremplin encourageant pour la promotion et le développement des Cœlacanthes féminins », dit-il.

 

Les arguments avancés par l'entraîneur des U17 féminins sont basés sur la performance réconfortante réalisée par ses protégées en 2019 à Maurice : devant Mayotte (2-2), Maurice (2-1), Seychelles (3-1) avant de s'incliner face aux Réunionnaises (3-1). En clair, dans le continent, le bout du tunnel est loin. Dans l'Océan indien, les Cœlacanthes féminins constituent une vitrine.

 

Bm Gondet

 

 


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