C’est en tout cas l’esprit de la lettre envoyée par le président du COSIC Mze Mohamed Ibrahim aux présidents des fédérations de Tennis et de Tennis de table le 19 juin dernier. L’incapacité de ces deux fédérations à organiser des élections dans les délais impartis a fini par avoir raison de la patience des membres du Comité Olympique et Sportif des Iles Comores.
« Nous constatons que malgré notre courrier d’information Réf 2023/001/FCT daté du 19 janvier 2023, vous n’avez pas organisé vos assemblées générales électives, conformément à vos statuts » lit-on dans ce courrier adressé aux deux présidents des fédérations citées plus haut. Le but était de leur annoncer la suspension de leurs fédérations faute d’avoir honoré leurs engagements statutaires. Le COSIC, va donc informer vos Fédérations Internationales respectives et le ministère de tutelle et prendre les dispositions nécessaires conformément aux directives précisées ci-dessus. « Tout Bureau Exécutif d’une fédération dont le mandat a expiré depuis plus de trois mois ne sera pas reconnu par le COSIC et sera suspendu de toute activité sportive. Un Comité provisoire de gestion sera mis en place conformément aux statuts de la fédération pour préparer l’Assemblée Générale dans un délai de trente (30) jours. Seuls les athlètes seront autorisés et bénéficieront de l’assistance du COSIC ».
Une position que semble partager Me Bahassane. « Le président de la Fédération de Tennis a été élu pour un mandat de quatre ans qui devait prendre fin en février dernier. Ça fait longtemps qu’on a plus de compétitions. En janvier, on devait participer aux jeux des jeunes de l’Afrique de l’Est, on n’a pas pu faute de jeunes, on n’a pas de licenciés. Donc c’est une fédération qui est en crise en ce moment et le président refuse d’organiser l’AGE, donc j’estime que la décision du COSIC de suspendre la fédération va dans le bon sens et qu’il faut mettre une commission indépendante pour gérer provisoirement la fédération et organiser les élections », plaide l’ancien président de la Fédération Comorienne de Tennis.
Une situation inédite qui a contraint donc le COSIC à agir. « Cette situation regrettable, qui ne répond pas aux principes de bonne gouvernance et surtout aux critères d’éligibilité de membre du COSIC afin de mettre de l’ordre dans le Tennis comorien. A presque deux mois des jeux des iles, les responsables et amateurs de tennis ont donc trente jours pour mettre à niveau leur institution afin de mettre leurs athlètes dans les meilleurs dispositions avant les jeux ».
« En réalité, il n’y a pas de fédération. Comment peut-on parler de fédération sans clubs, sans compétitions. Le mieux c’est de mettre cette structure en place, comme ça été fait pour le football pour le Comité de Normalisation afin de mettre sous les bons rails le tennis comorien », a réitéré Me Bahassane Ahmed Saïd. Et ce dernier de continuer : « Ça sera d’ailleurs la bonne occasion pour faire une vraie réconciliation entre tous les acteurs de la balle jaune ». Reste à savoir est-ce que les trente jours proposés par le COSIC sont suffisants pour gommer toutes les divergences qui existent entre le tennis club, majoritaire et la grillade « siège de la FCT depuis quatre ans. » Certains pensent qu’avant toute réforme, on doit s’y atteler à la réconciliation des hommes et après la reconstruction de la Fédération.
ASB
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC