Avant la crise pandémique qui a entraîné la suspension de tout regroupement sportif, les boxeuses et les boxeurs comoriens à travers leurs équipes, toutes catégories confondues, étaient dynamiques. Le problème, la vétusté du ring a poussé les organisateurs à le démolir pour la sécurité des athlètes. Mais, sa réhabilitation relèverait d’un casse-tête chinois, considérant, selon les dirigeants de la discipline « l'indifférence du ministère de tutelle ».
Parmi les activités prévues dans le plan d'action de la Fédération Comorienne de Boxe, le championnat avait pris une place prépondérante. La crise pandémique a tout perturbé. « Mais, d'autres compétitions de repérage avaient redynamisé la discipline. Les boxeuses et les boxeurs étaient très actifs. La santé de la boxe était bonne », explique Chamsoudine Bacar Mlanaoindrou, membre actif du staff technique des arbitres. En attendant un éventuel déconfinement, les boxeuses et les boxeurs s’entraînent individuellement, surtout sur le plan athlétique et du maintien de la musculature. « A domicile, nos athlètes ne restent pas les bras croisés. Ils sont en contact permanent avec notre tandem technique national, Abasse Iliyasse et Ahmed AdriaLoukman. Le consigne de base c'est de bouger pour garder vif le coté physique et valoriser autant que possible le coté technique, même sans le ring », poursuit-il.
La passivité forcée est vécue douloureusement par les boxeuses et les boxeurs. Avant la pandémie à la Covid-19, la Fédération Comorienne de Boxe avait pu mettre en pratique une partie de son plan d'action. L'encadreur technique Mlanaoindrou le confirme : « Nos équipes étaient toujours en activité et en compétition. Mais, maintenant s'entraîner sans compétition risque de baisser le niveau des athlètes et perturber leur moral. Ce problème handicape également nos collègues à l'international ».
La conclusion de notre interlocuteur est loin de rassurer : « Pour la reprise des compétitions, je pense que le bout du tunnel n'est pas proche. Notre ring était très vétuste. Il ne présentait plus les garanties de sécurité pour les athlètes. On a préféré le démolir afin de mettre nos boxeuses et boxeurs à l'abri des dangers. Comme nous n'avons jamais bénéficié de la fameuse Redevance Administrative Unitaire (Rau) pourtant décidée en conseil des Ministres depuis Sambi, la reconstruction du ring sera très problématique, en termes de finances ».
En clair, sans l'appui concret du ministère de tutelle ou de toute personne physique et/ou morale, la réhabilitation d'un ring fixe et/ou mobile pourrait être renvoyée aux calendes grecques. Sur le plan organisationnel, sans cette estrade entourée de cordes pour des combats de boxe, la reprise des compétitions reste aléatoire. C'est un coup fatal pour la communauté de boxe.
Bm Gondet
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