Dans cette phase préliminaire de la Coupe d'Afrique des Nations des moins de 17 ans, le match aller contre la Mozambique, tenu à Moroni le samedi 6 août, s'est révélé fructueux (2-1) pour les Cœlacanthes, quasi éprouvés physiquement vers la fin de la 2e période. Le score, réduit aux temps additionnels (93e), illustre bien la fatigue qui a engourdi les locaux. Du pain sur la planche attend les Comoriens à Maputo.
Dès l'entrée du jeu, bien frais, les Cœlacanthes ont montré individuellement une soif de conquête. Les deux adversaires ont exercé un pressing permanent. Vers la fin de la 2e période, on a ressenti une légère baisse de rythme, de vivacité et d'attention chez les Comoriens. Leur condition physique n’est pas optimale. Ils sortaient d'une instabilité structurelle et technique, due à la période de ramadan.
En France, les Je Viens étaient en trêve, et sont aussi probablement affaiblis par un long voyage. Surplace, un regroupement de trois jours, un peu perturbé, n'a pas suffi pour fonder une équipe harmonieuse et bien dosée physiquement, pour faire face à des Mozambicains, évoluant ensemble depuis des années. Ces derniers ont appliqué un jeu posé et orienté vers l'offensive, espérant ainsi déstabiliser le bloc défensif adverse. Mais, en vain ! En revanche, inconsciemment, les gamins comoriens ont misé sur les valeurs individuelles. La situation était ponctuée des échanges de balle, ponctués par des relances.
Coaching irrationnel
Consultés, des entraineurs présents au match restent unanimes, ou presque. L'équipe du pays regorge de bons talents. Mais, chacun semblait se préoccuper pour se distinguer. Or, des joueurs aussi talentueux qu'ils soient ne seront efficaces que lorsqu'ils se soucient à valoriser le groupe. En d'autres termes, les talents doivent être mis au service du collectif. Le staff technique a donc intérêt à travailler les combinaisons, pour améliorer le jeu collectif. Issa Moussa, coach des Dauphins des Comores, est explicite : « Certes, l'équipe est riche en individualité. Mais, cela ne suffit pas. Il faut un jeu collectif. Il est manifeste que les jeunes Cœlacanthes n'avaient pas un système de jeu propre, contrairement au Mozambique. Ils ont dominé parce qu'ils disposent de bons talents. Le coach principal doit ouvrir bien les yeux ». Enfin, un coaching relativement approximatif en matière de changement a aussi alourdi le jeu des locaux. On force les blessés à terminer la partie, alors que d'autres bons éléments se refroidissent sur le banc des remplaçants.
Bm Gondet
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