La Gazette

des Comores

Nageuses et nageurs en attente de l’ambiance des piscines

Nageuses et nageurs en attente de l’ambiance des piscines © : HZK-LGDC

A l'instar des autres disciplines sportives opérationnelles, la Fcn voit son planning perturbé par les difficultés pandémiques. Ce sport est individuel, en l'absence de la natation synchronisée, mélange de gymnastique et de danse qui nécessite un collectif d'athlètes, n'existe pas au pays. Les nageuses et nageurs côtiers se contentent de la mer pour s’entraîner séparément, même si c'est techniquement infructueux. La maîtrise de la covid-19 redynamisera la discipline et redonnera le sourire à tous les athlètes.


La reprise des activités, signe de la maîtrise des restrictions sanitaires, s'annonce ambiante et harmonieuse. Le Directeur technique national, Halifa Mlamali, clarifie : « On a tout prévu, les gels, le sens de circulation dans la piscine, les groupes, etc. A la pause pour les conseils, l’échange des vues, et  les recommandations, bien entendu les nageuses et nageurs, équipés des masques chirurgicales, respecteront les mesures de distanciation ». A notre connaissance, dans l'Archipel aux îles de la lune, les nageuses et nageurs ne pratiquent pas la musculation en salle. Sinon, des solutions pour nettoyer les appareils de culturisme auraient été prévues aussi. « Écoutez, c'est l'idéal ! L'action rentre dans le cadre de la préoccupation de la santé des athlètes, âges et sexes confondus. Mais une telle action salutaire relève de la compétence des hôteliers  ».

 

Les nageuses et nageurs comoriens font partis des compétitrices et compétiteurs de la planète, déçus et frustrés par le report des Jeux olympiques de Tokyo. « Mais, on se prépare pour prendre part au championnat du monde de natation, qui devrait avoir lieu dans les Emirats Arabes Unis, notamment à Abu Dhabi, vers la fin de l'année, si les difficultés pandémiques connaissent un déclin réconfortant », dit-il. Nos nageuses et nageurs n'ont pu dégourdir les muscles dans des bassins, depuis l'interdiction de tout regroupement, entre autres, sportifs. Ceux qui vivent dans les agglomérations littorales se contentent de la mer pour bouger. Certes, l'endroit n'est pas adapté pour progresser dans le bon sens. Seulement, les concernés bénéficient d'une très grande force cardio-respiratoire et d'une grande énergie musculaire. Mais, est-ce suffisant pour décrocher des médailles de perfection ? « Non, techniquement, une bonne préparation se fait dans les piscines. Nous sommes tous certains que tôt ou tard, elles seront ouvertes, et on relancera notre planning », ajoute-t-il.

 

L'autorisation de la baignade suscite l'incertitude. Chez-nous, les piscines publiques restent encore utopiques. Les bassins opérationnels sont des propriétés privées des grands hôtels de la place. Le commun des mortels s’interroge aussi si ces piscines seront ouvertes pour tout le monde ou exclusivement pour les clients. « Au menu de notre plan de relance, l'application  des recommandations du ministère des sports, qui se caractérisent par la restructuration de la discipline au niveau national : Ngazidja six clubs, Moili un et Ndzouani, cinq. La tenue d'une assemblée générale élective clôturera nos actions. Mais, parallèlement, les séances d’entraînement battront leur plein », conclut le Dtn, Halifa Mlamali. 

 

Bm Gondet

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.