Actuellement aux Comores, les équipes (D2 et D1) qui ont recruté des étrangers, joueurs et/ou entraîneurs, se préoccupent de la situation socio-économique de ces partenaires durant la crise mondiale du coronavirus. A Ndzouani, Mwali et Ngazidja, les équipes concernées, notamment Ngazi, Fomboni Club et Volcan, s’organisent sur des bases similaires. Pour l'heure, elles s'en sortent convenablement.
Les impacts provoqués par le coronavirus, laissent de gros ennuis financiers aux équipes. Ce virus angoisse les équipes professionnelles. La suspension des compétitions rend aléatoire, voire déficitaire, leur situation budgétaire. D'où l'impératif de revoir à la baisse les salaires des joueurs. Mais, dans l'Archipel aux îles de la Lune, ils sont des amateurs. Sans sponsor, ni des produits dérivés, les équipes qui utilisent des joueurs étrangers éprouvent de sérieuses difficultés à arrondir leur fin de mois.
A Ndzouani, Ngazi Sport de Mirontsi, baptisé petit Barea, dispose dans son effectif 9 Malgaches. Il reste pragmatique. « Concernant le salaire des étrangers, le bureau exécutif doit se voir le samedi prochain. Sans activité, la charge est lourde. Nous aurons du mal à honorer engagements. Quand Ngazi joue, le stade est toujours plein. Nous réalisons de bonnes recettes. Mais, la suspension des compétitions est aussi indispensable pour la prévention du covid-19. La mesure nous a mis dans un embarras budgétaire », explique le coach Janffar Salim. Les recettes des guichets restent l'élément essentiel des ressources d'une grande partie des équipes (D2 et D1).
Dans l'île de Djumbe Fatima, Fomboni Club s'en sort parfaitement sur la régularisation des salaires des Malgaches, dont 8 joueurs et un coach. « Même sans compétition, le traitement des joueurs reste convenable. Il n'y a eu aucune réduction. Comme d'habitude, au mois de ramadan, si possible, on les enverra en vacances à Madagascar. Ils reviendront 15 jours avant la reprise des compétitions. Ceux qui sont naturalisés auront à choisir entre rester ou s'envoler pour la Grande île »,
A Ngazidja, la politique relative au séjour des Malgaches appliquée par Volcan Club de Moroni est partagée par ces partenaires de Madagascar. Le vice-président Razida Abdourazak apporte des éléments d’éclaircissement : « Salaires ? Ici, les joueurs étrangers sont des amateurs. Nos Malgaches se sentent parfaitement à l'aise dans le Club. Ce qui est arrivé (covid-19) est indépendant de notre volonté. Même sans compétition, on ne peut pas les abandonner. Nous respectons notre engagement. Dieu merci, tout se passe bien. En général, le mois de ramadan, ils partent en vacances sous notre couverture. Mais, comme rien n'a été décidé, les frontières restent toujours fermées ».
Aux Comores, tout projet relatif à la création d'un syndicat dans le sport, syndicat des joueurs et/ou des équipes, reste utopique. Du coup, les traitements de ces talents malgaches varient en fonction de l'envergure, de la catégorie du Club (D2 ou D1) et aussi de la générosité des dirigeants.
Bm Gondet
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