Le ramadan, 3e pilier de l'islam, est incontournable à tout musulman pratiquant. La personne qui jeûne doit absolument s'abstenir de quatre facteurs fondamentaux, entre autres, le rapport sexuel. La pratique du sport ne présente pas de complication notoire, si l'on a une bonne hygiène de vie : alimentation riche, variée et une bonne hydratation. Les médecins contactés sont unanimes sur un point, le sport n'est pas déconseillé pendant le ramadan. Mais, la prudence est recommandée.
Le ramadan, un des cinq piliers de l'islam, est une période de piété, de pardon et de maîtrise de soi. Pendant la journée, la personne qui jeûne doit s'abstenir de boire, de manger, de consommer des tabacs à chiquer, à fumer, à renifler et de rapport sexuel, entre le lever du jour et le coucher du soleil. L'organisme rentre donc dans une ère de carence, et s'attend à affronter les difficultés de la vie quotidiennes. Le ramadan exprime un sens du partage des souffrances avec les gens plus déshérités. Pour les personnes fragiles et/ou souffrant de pathologies chroniques, le Coran les exonère de l'obligation d'observer le jeûne, moyennant l’acquittement d'une aumône symbolique. Il s'agit surtout du diabète, de l'insuffisance rénale, du cardio-vasculaire, et j'en passe.
Pour le sportif, les dix premiers jours sont primordiaux, en termes de précaution. Dans la journée, le sport d'endurance, course longue et modérée, impose à l'organisme un ravitaillement important en glucide et en eau, ce qui est impossible lors d'un jeûne. L'organisme n'est pas encore habitué aux efforts et à la résistance. Des crampes, des lésions musculaires tendineuses sont à craindre.
L'un des bienfaits de la période de jeûne, l'appareil digestif est moins sollicité. L'estomac se repose. Le problème de gaz se présente timidement.
A partir du 11e jour, même si l'organisme s'adapte, le choix du temps et de la durée de l'exercice physique est fondamental. Le matin de 8h 30 à 10h, et le soir, 2h 30 après la rupture du carême s'avèrent salutaires. En clair, la pratique du sport en journée n'est pas déconseillée. Mais, il faut être prudent. Le risque de déshydratation et de l'hypoglycémie est présent. La déshydratation, transpiration, élimination urinaire, crachat, etc. est flagrant. Épuisé, l'organisme puise dans ses réserves. L'hypoglycémie, baisse du sucre dans le sang, guette.
Dans l'optique de production d'efforts le lendemain, à partir de la rupture du jeûne, il convient de boire beaucoup de façon fracturée. Et manger très tôt le matin, plus précisément avant l'appel à la prière est salutaire. Si on adopte une alimentation sobre, on pratique un sport modéré et on respecte les recommandations médicales, la probabilité d'un danger est amplement insignifiante.
Gondet Bm
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