La Fédération Comorienne de Tennis de table (Fctt) organise une formation des entraîneurs de niveau 1. La cérémonie d'ouverture a eu lieu au complexe omnisports de Maluzoni, le week-end dernier. Sous l'encadrement pédagogique et technique de Nicolas Guigon, expert international, la formation va durer une dizaine de jours, intensif. Ce renforcement des capacités d'une cinquantaine d'apprentis servira de tremplin pour faire de cette discipline un sport développé.
Pour rappel, le tennis de table ou ping-pong, est un sport de raquette opposant deux ou quatre joueurs autour d'une table. C'est une activité de loisir, mais c'est également un sport olympique depuis 1988. Diverses allocutions ont été prononcées lors de la cérémonie d'ouverture. Elles évoquent « l'éclosion de cette discipline, jusqu'ici tenue dans la passivité ». Pour Guigon, dépêché dans l'Archipel par la Fédération international de Tennis de table (Fitt), sur sollicitation de Zaharia Mohamed, patron en exercice de la discipline, l'objectif est de former et d'outiller des entraîneurs de niveau1 et de multiplier les clubs en vue de faire de cette discipline un sport développé.
« Le tennis de table était ensommeillé, et enclavé. C'est la 1ère fois que cette discipline bénéficie d'une formation digne, avec l'appui du Comité Olympique et de la Fitt. La présidente se donne le défi de le redynamiser et de le développer grâce à sa ténacité. Pour ce faire, nous attendons de notre expert international une bonne formation pratique », avise Issouf Ali Djae, président par intérim du Comité Olympique et Sportive des îles Comores (Cosic).
Le tennis de table est un sport professionnel et olympique depuis une vingtaine d'années. Selon le patron du Cosic, celui des Comores avait traversé une zone de turbulence, et n'a jamais été présenté aux Jeux Olympiques. En clair, désormais, c'est la stabilité. Les Comores seront présentes sur les scènes internationales. La formation est scindée en deux parties. La théorie sera consacrée à l'historique, à la description de l'ensemble des règles, à la logique interne de la discipline. L'intervention de Guigon est pédagogique et pragmatique : « La pratique sera le cœur du stage. Pour développer un sport, il faut tisser des liens de partenariat pour un soutien fort. Nous aurons 30 heures d'intense travail. Nous espérons que tout se déroulera dans de bonne condition ».
Fundi Marie Mikidadi, venant de l'île de Ndzouani, est un professeur d’Éducation physique et sportive. Elle fait partie des stagiaires et elle est contente : « Organiser de temps à autre des stages de formation, de recyclage et/ou de perfectionnement, c'est bon. C'est instructif et constructif pour les jeunes scolaires que nous encadrons. Vous savez la base d'une équipe c'est la formation suivie des jeunes. Elles constituent une relève de qualité. Pour moi, c'est un 2e stage après celui effectué à Madagascar. Je suis joyeuse ».
Reconnus hommes et femmes de terrain, les nouveaux encadreurs techniques auront pour mission de populariser la discipline dans leur île respective, afin d'attirer un grand nombre de fervents, et de multiplier les clubs opérationnels. Ils doivent savoir surtout que pédagogiquement, « entendre, c'est oublier. Voir c'est commencer à comprendre. Enfin, faire c'est retenir. Ancien flamboyant coureur à pied, notamment le 10 km, le marathonien Nicolas Guigon est un pédagogue confirmé. Il a fait une demi-dizaine de pays d'Afrique et trois îles de l'Océan indien, dont la Réunion, Maurice et aujourd'hui, Comores. La Fct attend de l'expert international une formation pratique salutaire et efficace.
Bm Gondet
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