Préoccupés par le climat des stades et le bon fonctionnement des compétitions, l'Union des Clubs de Moroni et l'association Shime Mandela ont organisé une conférence de presse au stade, le mercredi passé. La base des échanges s'est articulée autour du slogan « amani na wu salama (paix et stabilité) dans les stades de paix », brandi par les conférenciers.
Pour atteindre cet objectif, une série d'actions, à la fois musclées et éducatrices, est préconisée. Mercredi au stade de Moroni, l'émissaire du Commissariat régional à la Jeunesse et aux Sports, Tony Izidine, et le conseiller technique pour le Sport à la présidence de l'Union des Comores, Ahmed Salim Abdallah, ont pris activement part à la conférence portant sur la paix lors des événements sportifs.
En guise d'ouverture, Obin Rachidi, représentant de l'association Shime Mandela, a rappelé qu'ailleurs «on joue pour la santé et pour s'enrichir. Mais, chez-nous, on joue pour être agressé et pour s'appauvrir. C'est regrettable». A l'unanimité, les conférenciers ont dénoncé les violences perpétrées dans le sport. Pour mettre fin au fléau, une série d'actions est préconisée. Shime Mandela pense qu'il faut inculquer aux acteurs principaux le slogan salutaire « amani na wu salama (pacification et stabilité) dans les stades de paix ».
Ahmed Abdallah Salim préconise une vive sensibilisation : « A partir de 1998, j'avais organisé une série de tournois, baptisés «tournoi de fair-play». L'objectif, c'est de sensibiliser la communauté footballistique sur la nécessité d'instaurer la courtoisie et la sportivité dans le sport ». Éduquer pour éradiquer Tony Izidine, partisan de l'expression « aux grands maux, les grands remèdes », prône des mesures disciplinaires musclées : « Le sport unit, mais ne désunit pas. Les membres des Commissions juridictionnelles doivent se montrer intransigeants et appliquer fermement les textes comme il faut. Les sanctions doivent être exemplaires, mais refléter l'équité ».
Les violences, dans et autour des stades, étant un acte de civilité, doivent faire l'objet d'une dénonciation générale. Dénoncer donc un devoir de tout citoyen. Organiser une caravane de sensibilisation aux Comores en présence des journalistes est indispensable. Le début d'une thérapie car on éduque pour éradiquer.
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