La Gazette

des Comores

« A Maurice, on était battu, non abattu et ridiculisé »

« A Maurice, on était battu, non abattu et ridiculisé » © : HZK-LGDC

En 2011, la Cboi avait organisé un tournoi amical à l'île Maurice. La Fcb, représentée par le jeune Singanien Souef, était présente à Port-Louis. Tombé dans une poule des morts, le Badiste (joueur de badminton) comorien n'a pas pu résister aux assauts du Mauricien, futur médaillé d'Or. « Je suis débutant. Mais, je n'ai pas été ridiculisé. Maurice est le grenier de la discipline. A la fin, mon adversaire a occupé le sommet du podium », déclara Souef de retour au bercail. (Voir la discipline en encadré)


Le tournoi de convivialité organisée à l'île Maurice en 2011 par la Confédération de Badminton de l'Océan indien (Cboi) constitue la 1ère expérience de la Fédération comorienne de Badminton (Fcb). A l'époque aux Comores, le badminton était un sport de masse, car moins connu. La compétition internationale, tenue à Port-Louis en 2011, a permis au novice ambassadeur du pays, Souef, de vivre l'ambiance du sport d'élite. Pour lui, le tirage au sort n'était pas clément. Le Badiste Souef est tombé dans une poule des morts, une poule où les adversaires comptabilisaient de longues expériences pratiques. Son 1er duel fut décevant. Il avait affronté la star locale, le Mauricien, futur médaillé d'Or. « Je suis débutant. J'ai perdu la victoire. Mais, psychologiquement, je tenu le coup. Le badminton est l'une des sport phares de l'Asie, zone où évoluent les concurrentes et concurrents mauriciens. Mon adversaire était couronné de la médaille d'Or », déclara Souef de retour au bercail.   

 

Le badminton comorien avait commencé en 2006 à l’École Henri Matisse, en simple et en double. « A l'époque, j’exerçai à l’École française, au titre de professeur d’Éducation physique et sportive (Eps). Parmi les disciplines pratiquées figurait le badminton. Il a bien séduit les enfants. La ferveur m'a motivé. J'ai aménagé un petit terrain chez-moi, à Djivani. Des collégiens et lycéens animaient le jeu. La naissance des équipes civiles n'a pas tardé », rapporte Laïthi Bacar Kassim.

 

Badminton club de Mitsamiouli, Club de Badminton d'Itsandra, Djabal club d'Iconi et Espoir Sport de Moroni sont les 1ères équipes civiles constituées à Ngazidja. « Des confrontations de gala, des duels de séduction, etc. ont fasciné des villages. La discipline allait être un sport d'élite. Mais, depuis que le Comité Olympique a osé mettre en place une fédération fantôme en 2013, et à l’insu des équipes opérationnelles, le badminton est mort », regrette le pionnier de la discipline. Le ministère de la Jeunesse et des Sports est entrain de réorganiser les fédérations sportives, le badminton sera-t-il retiré de ses cendres. « Pourquoi pas ? La vérité éclatera. Les clubs vont se multiplier. Un championnat verra le jour. Le badminton va se frayer un chemin crédible dans l'Océan indien », rêve l’ex professeur d'Eps de l'Ecole Henri Matisse de Hamramba.

 

Bm Gondet

 

Encadré

 

Observation. Le Badminton est un sport de raquette. Il oppose, soit deux joueurs (simple), soit deux paires (double), placés dans deux demi-terrains, séparés par un filet. Comme au tennis et au volley-ball, les Badistes (joueuses et/ou joueurs), marquent des points, en frappant un volant sorte d'une balle adaptée) à l'aide d'une raquette afin de le faire tomber dans le terrain adverse. C'est un sport de convivialité et de compétition. Les clubs organisent souvent des animations et des petits tournois. Les Badistes les plus motivés progressent vite et s'orientent fréquemment vers le sport d'élite. De nos jours, cette discipline est olympique.  

 

 


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