La saison sportive 2020 est une saison de vive exaltation pour Bonbon Djema. En réalisant un double exploit national exaltant (champion et coupe) dans la même saison, comme Apaches club de Mitsamiouli en 2009, ils rehaussent l'image de la Ligue de Ngazidja, l'instance régionale s'efforce d'accompagner les leaders de l'île. Bonbon Djema, glorieux national, doit rivaliser des grandes équipes d'Asie, du continent et de l'Océan indien.
Bonbon Djema, après une décennie de sacrifices, de difficultés et de doute, se voit exalter. Le doublet national, championnat et coupe, dissipe tout et valorise cette équipe de la Ligue de Ngazidja. Au zénith de ses ambitions, il savoure les fruits de ses efforts. Ce double exploit national rappelle une autre double et resplendissante prouesse nationale, réalisée par une des équipes de Mitsamiouli dans une seule saison. Cette grandiose liesse des Nordistes, incarnée par Apaches club, remonte en 2009. A l'époque, une seule compétition internationale était laissée à la disposition des équipes championnes : Ligue des champions d'Afrique. Cette première et hélas, dernière confrontation internationale d'Apaches club, s'est déroulée à Maputo, face au leader mozambicain de l'époque.
Aujourd'hui, le temps a évolué. Les perspectives pour l'étranger se sont multipliées. Au menu, quatre compétitions internationales, dont deux dans le continent, une en Asie, et la dernière dans l'Océan indien. Bonbon Djema de Moroni aura-t-il à choisir entre, la coupe de la confédération d'Afrique, la coupe des clubs champions de l'Océan indien (Cccoi), la coupe de l'union des associations de football arabe (Uafa) et la ligue des champions d'Afrique ?
Interrogés individuellement et séparément, les sociétaires des futurs ambassadeurs des Comores (Bonbon Djema) paraissent divergents dans leurs opinions. « Nous venons de traverser une période perturbée et difficile, due aux mesures barrières contre la propagation de la covid-19. Donc, physiquement, nous aurons beaucoup à fournir. Je pense que le tournoi international de l'Uafa est à notre portée. Les adversaires ont approximativement le même niveau. Techno-tactiquement, aucun prétendant ne suscite la frayeur chez l'autre. En revanche, dans la ligue des champions d'Afrique, la cadence du jeu est très élevée. Les confrontations sont haletantes et coriaces. C'est une zone qui présente des poules de mort, donc à éviter », laisse comprendre le buteur de Zilimadjou, Basler Kamal Djabir. Le dirigeant d'Usz, Mhoussine Bacar, vise l'honneur. « Personnellement, je pense que la ligue des champions est un défi honorable. Elle est prestigieuse, intéressante et ambitieuse ».
Chez un sympathisant inconditionnel de Bonbon Djema, le son de cloche n'est pas le même. Il met de côté le niveau des équipes. Il est préoccupé par la colossale somme, susceptible d’être engagée pour assurer une présence effective au rendez-vous des matches. Ahmed B-Ndjema craint les opérations à entreprendre pour la mobilisation de fonds nécessaires : cotisation, quête, sacrifice des dirigeants, précieux accompagnement quelconque, etc. Il murmure : « Financièrement, l'Océan indien est abordable. Et chez nos frères musulmans, on ne paie rien. Ils prennent tout en charge. Pourquoi chercher midi à quatorze heures ? ».
Rappelons que la Cccoi se déroule exclusivement dans la sous-région, comme le nom l'indique. Les titres de voyage seront donc moins onéreux. Mais le tournoi qui présente le plus grand avantage, c'est l'Uafa. Ici, tout est pris en charge : équipement sportif, billets d'avion, hôtellerie et restauration, assistance médicale, déplacements internes, et même les perdiems des membres de la délégation. En tout cas, quelle que soit la zone à privilégier, Bonbon Djema, bonne chance !
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