La pandémie du coronavirus, qui sévit dans le monde, avait contraint les fédérations nationales, la Caf et la Fifa à reporter les compétions. Aujourd’hui, toutes les options sont sur la table. La Caf envisage de solliciter les footballeuses et les footballeurs à reprendre le chemin des stades en septembre 2020. Techno-tactiquement et financièrement, les Cœlacanthes seront-t-ils prêts ?
Pour l'heure, les Éperviers du Togo avec un seul point resplendit en lanterne rouge du groupe (G), derrière les Pharaons d'Égypte (2), les Harambee de Kenya (2), et les Cœlacanthes des Comores (4). Si ce projet salutaire, relatif à la reprise des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations (Can) par la Confédération africaine de Football (Caf) se concrétise, les Cœlacanthes pourront-t-ils être compétitifs et conquérants ?
« Le confinement imposé aux joueurs évoluant en Europe aura un impact négatif au niveau athlétique. Les joueurs qui seront mieux préparés sur cet aspect auront un avantage sur les autres. Les Cœlacanthes doivent se préparer individuellement afin qu'ils soient au meilleur de leur forme lors de la reprise des qualifications. Ils ont déjà sûrement un programme individuel pour mieux se préparer », nous confie le directeur technique national, Ayouba Moussa.
« Toutes les options sont sur la table. La Can est toujours prévue en janvier-février 2021 », a fait comprendre le secrétariat de la Caf. Malgré le laps de temps imparti aux compétiteurs, Adams, préparateur physique de nos ambassadeurs, parait confiant : « C'est un problème international, donc toutes les équipes nationales sont dans la même situation. Le temps est suffisant pour la reprise des éliminatoires de la Can 2021. J'ai élaboré un programme spécifique d'entretien, de maintien de la forme du joueur en cette période de pandémie ».
L’encadreur de poursuivre : « Maintenant il serait très important si les compétitions locales reprenaient pour permettre aux joueurs d'en tirer plus sur le plan du jeu, du repère, du rythme pour être au complet avant septembre. Certes, le temps est suffisant. Mais, tout dépend de la crise sanitaire mondiale. Ce ne serait pas facile sur le plan moral des joueurs, qui ont probablement perdu des membres de la famille, peurs d’être contaminés. Surtout, l'équipe des Cœlacanthes est composée d’expatriés, et vous savez tous ce qui se passe en Europe, particulièrement en France » où les joueurs sont basés.
Mais un point crucial chatouille le commun des mortels. Considérant, le lourd fardeau financier qui pourrait être engagé à la lutte contre l'infection du covid-19, les autorités seront-elles en mesure de couvrir les dépenses, liées à la Can ? La réaction du Dtn suscite la réflexion : « Pour être honnête, je ne sais pas si notre gouvernement sera en mesure de financer la poursuite de la compétition. Toutes les économies du monde sont ou seront touchées par cette pandémie. La priorité, c'est de protéger la population. Mais par rapport à notre position au classement, le gouvernement et la fédération prendront toutes les mesures possibles afin qu'on puisse continuer la suite de cette compétition. On est proche d'une 1ère qualification à une Coupe d'Afrique des Nations ».
Bm Gondet
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